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Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

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Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Dim 13 Oct - 17:34

Lutetia avait le regard vide. Assit sur une chaise en bois, il mangeait un croissant sans goût en fixant le miroir devant lui. Combien de temps ? Presque un an, non  ? Tellement de temps était passé. Des cernes étaient présentes, sous ses yeux bleus fatigué et triste. Il passa sa main dans ses cheveux. Ils avaient poussés. Jusqu'aux épaule. Il ne réagit pas lorsqu'une main lui effleura le cou. Il baissa les yeux pour ne pas le voir. Il sentit qu'on lui rassembla puis plus rien. Il leva les yeux vers le miroir. Jillian laissa tomber des mèches de cheveux. Coupés. Il les avait coupés. Il les ébouriffa pour les remettre comme avant. Comme avant... Lutetia avait l'impression de se voir un an plutôt. Il finit le second croissant avec une douleur au coeur et des noeuds dans le ventre. Son père se pencha et lui murmura à l'oreille.

- Laisse les cheveux longs pour ta mère.
 
Il attendit que son père sorte pour s'habiller. Lentement, il déboutonna sa chemise. Il détourna les yeux quand les marques noires apparurent. Il les détestait. Ce changer était devenu une punition. Il prit rapidement la chemise que venait de lui apporter son père et la mit. Blanche. Il la détestait. Il détestait tout ce qu'il lui apportait. La gorge serré il finissait de s'habiller. Dans sa tête, une seule phrase résonnait : La chemise noire n'est plus que des cendres. Lutetia regarda de nouveau dans le miroir. La coupure à la joue avait complètement disparut. Il ressemblait trop à son père. Chemise blanche. Gilet, pantalon et chaussure noires. Yulia entra. Ses longs cheveux blond lui retombait dans le dos, elle portait une belle robe noire. Elle prit une bande de tissu noire qui était tombé. Elle la passa autour du cou et commença à l'attacher. Lutetia faillit paniquer en la voyant serrait la bande. Il s'agita et réussit finalement à la desserrer en tirant avec un doigt. Il provoque le rire de sa mère qui le tira par le bras pour sortir.


-  Tu ressembles tellement à ton père. Lui aussi n'aime pas les cravates.

Lutetia ne répondit pas. Il avait horreur qu'elle le compare à le lui.. Sa mère se raccrochait à son bras blesser comme si c'était une bouée. Parfois, elle posait la tête sur la blessure, juste pour lui faire comprendre qu'elle pouvait être aussi dangereuse que Jillian. Jillian... Lutetia n'avait jamais crut qu'il le détesterait autant. Il détourna le regard quand ils s'embrassèrent. Trop de souvenir. Trop de souvenir beaucoup trop douloureux. Aujourd'hui c'était un jour spécial. Très spécial d'après son père. Lutetia était sûr que ça cachait quelque chose de trop louche. Il retient des frissons en sortant de la maison. Un an. La première fois depuis un an que le soleil lui brûlait la peau. Lutetia s'enferma à l'intérieur de lui. Pendant tout le trajet, sa mère essaye de le faire parler, de lui tirer une émotion. Mais rien. Il n'avait aucune envie de parler. Elle essaya passa par tout les sujets, comme ce qu'il aimerait prendre le matin et le soir, en passant pas s'il voulait d'autre vêtement et en finissant avec Jessy. Absolument rien. Mais au fond de lui, il souffrait. Il souffrait du manque de Jessy. Son odeur, son goût..
Lutetia se retient de soupirer quand sa mère accéléra le pas pour rejoindre son père légèrement devant. Si seulement elle pouvait le laisser tranquille. Sans lâcher sa main, elle força Jillian à se pencher pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Le garçon retient son souffle en le voyant se pincer les lèvres, mais il put respirer normalement quand il se remit à sourire. Il détourna la tête pour regarder la muraille. Son coeur était tellement serrée qu'il en avait mal, et le baiser des ses parents ne faisait que remuer le couteau.
Lutetia baissa la tête et sa main se crispa sur celle de sa mère. Ils venaient de franchir les portes de la ville. Il baissa la tête pour ne pas voir le garde. Pour ne pas voir l'endroit où elle lui avait laissé sa blessure. Pour ne pas voir le décors. Les gens. Néo ou Mia. Peut-être même Lusée. Non... Il ne voulait absolument pas la voir. Sa gorge était serrée à l'idée que la tombe de Jessy se trouve à quelque mètre seulement. Il se redressa d'un coup, quand sa mère posa la tête sur la cicatrice. De son mètre quatre vingt, il dépassait la plupart des Chistériens. Le regarde de Lutetia était légèrement fiévreux et il ne reflétait plus rien. Soudain son père bifurqua brusquement à gauche. Ils débouchèrent sur grande place où était placée une estrade. Il y avait plein de boutique. Jillian entra chez un apothicaire après leur avoir dit de l'attendre. Lutetia baissa la tête et s'appuya contre le mur. Encore un nouveau poison... Peut-être qu'il lui donnerait enfin quelque chose qui abrégerait ses souffrances. Son regard buta contre la main de Yulia qui lui frottait le bras. Elle lui murmura, la voix emplie de tristesse.


- Tu ne devrais pas parler comme ça.

Il se retient de lui jeter un regard noir. Elle s'en fichait, tout ce qui l'importait c'était d'avoir quelque chose pour distraire son cinglé de père. Chaque seconde était un martyre. Le soleil ardent, lui brûlait la peau. Le bruit de la foule, ainsi que leur mouvement lui donner mal à la tête. Il aurait largement préféré passer une séance ou une correction plutôt que de devoir sortir. Une tristesse infinie traversa ses yeux quand il réalisa que le château était si près. Jessy aurait du y être... Il serra les dents et baissa les yeux, sa faute. Tout était de sa faute. Son ventre le tordait de douleur. La veille avait été un véritable calvaire. Son père l'avait fait lever avant même le soleil. Il l'avait corrigé, appuyant fortement sur les cicatrices. Puis alors que le soleil se levait à peine, il lui avait infligé une séance. Une séance des plus horribles. Il lui avait fait boire trois ou quatre liquides et était parti. Toute la journée il avait souffert. D'horrible maux de ventre, un mal de tête immense. Sa gorge aussi avait souffert, il avait vomi tellement de fois. Rien que de la bile. Les mains tremblantes, il se souvient quand Jillian était revenu et que le soleil commençait à se coucher. Cette flamme dans ses yeux. Il avait attendu longtemps, très longtemps avant de lui donner le remède et encore... C'est à peine s'il en avait bu tellement il trembler. Son regard glissa sur la foule.
Jillian sortit de la boutique avec un petit sac contenant tous ce qu'il voulait, ainsi qu'une fiole en main. Pas assez pour être complètement remit. Il l'avait vu à son air absent et à la légère fièvre qu'il avait. En sortant il remarqua son air absent. Il semblait avoir vu un fantôme. Un léger sourire se dessina sur son visage. Il donna un léger coup dans la cicatrice sur le bras. Il lui tendit la fiole et lui dit.


- Bois ça et après on rentrera.

Lutetia attrapa la fiole, mais son regard était arrière. Une panthère noire. Il avait vu une panthère noire se faufiler dans la foule. Une panthère noire au yeux rouge. Après... Après on rentrera... ça voudrait dire que tant qu'il ne la boirait pas, il pourrait rester ici. Son regard glacé passa sur son père. Elle était vivante...


- Je... Je dois voir un truc...

Il réussit à se libéré de l'emprise de sa mère et disparut dans la foule. Le coeur battant rapidement il avait l'impression que le monde tournait. Il avait toujours la fiole dans la main et la serrait à s'en blanchir les phalanges. Où était-elle ? Où était passé la panthère ? Il la repéra vers l'estrade. Jamais il avait cru que dans son état il serait capable de parcourir cette distante si rapide, et sans attirer l'attention. Son coeur rata plusieurs battements. Là. Vivante. Elle était vivante. Sa lèvre inférieur trembla à sa vu. Il pouvait la reconnaître en mille. Il tendit la main et le lui prit. Il serra la jeune fille contre lui. Ses mains tremblaient énormément. Son regard était voilé par les larmes. Il réussit à murmurer.


- Jessy... Jessy tu... Tu es vivantes... Je...

Avant que des sanglots ne l'emporte. Cette odeur, ces yeux rouges, son caractère. Il voulait que plus rien n'existe. Seulement.  Eux. Deux. Il la serra contre lui aussi fort qu'il le pouvait, le nez enfouit dans son cou. Si belle. Elle lui avait tellement manquée...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Dim 13 Oct - 19:24

Les jours avaient commencé à se distinguer les uns des autres Progressivement, la vie avait repris son cours, laissant derrière moi tous les souvenirs que je m'étais contrainte à abandonner. Je devais vivre sans, j'en avais déjà trop souffert. Je n'étais plus là pour quelqu'un, mais pour quelques chose. Il n'y avait plus aucune différence, je ne devais plus voir cette différence. Malgré la souffrance, celle-ci avait réussi à se dissimuler avec le temps. J'avais repris le cours des choses, et tout ce qui s'en suivait. Presque rien n'avait changé, en fait. J'avais juste un compagnon en plus. Après la disparition de Lutetia, j'avais du aller chercher Lusée chez Neo. Je n'aimais toujours pas ce type, mais il me l'avait laissé sans broncher. La petite était sérieusement amoché, et j'avais du me forcer à ne pas savoir que ces blessures étaient en réalité infligées à son maître. La petite chatte noire dormait sur la commode. Le fait de l'avoir auprès de moi me rappelait qu'il était toujours en vie. Mais pour combien de temps ? Je devais me le sortir de la tête, il ne reviendra pas. 

Debout devant le miroir, je scrutais mon reflet, les yeux entrouvert. J'avais pris quelques centimètre depuis le temps. Mes cheveux avaient encore poussé, il descendait largement en dessous de mes fesses. Ils étaient très légèrement bouclés aussi, attachés à certains endroits par des nœuds rouges. Toujours de cette couleur, un noir intense aux reflets bleutés. J'étais vêtu d'une grande robe noir, avec quelques coutures rouges, elle s'arrêtait au dessus de mes genoux. En guise de chaussures : Une simple paire de bottines. Je soufflai, remettant une mèche derrière mon oreille. Je n'avais pas très envie de sortir, mais c'était important qu'on me voit. Important qu'on sache que j'aille bien. Les gens ne devaient pas s'inquiéter pour leur peuple, j'étais toujours là à veiller sur lui. Prenant une inspiration, j'adressais un sourire poli à Chi, qui attendait patiemment près de la porte. Nous étions dans les temps. Personne ne m'accompagnerait aujourd'hui, je voulais y aller seul. Lusée avait préféré rester ici, à se reposer. Elle encaissé mal tous ces coups, et la voir souffrir ainsi ne faisait que m'inquiéter encore plus pour lui. Lui. Celui que je n'avais jamais cessé d'aimer pendant tout ce temps. Le seul qui habitait mes rêves et mes cauchemars, malgré celui que j'étais censé vraiment aimer. Peut-importe. Jouer la comédie n'avait jamais était difficile pour moi. Alors si ça me permettait de ne pas sombrer dans une dépression, je n'avais pas peur de passer par là.

Je descendis les marches deux par deux, et pris une grande inspiration en ouvrant la porte. L'air frais d'automne me faisait un bien fou. Les rues étaient bondées, c'était impressionnant. Je m'attendais à mettre plus de temps, mais en quelques minutes j'étais sur la grande place. Je ne ferais pas de discours aujourd'hui, cette tâche revenait à un genre de ministre. Un post censé être important. J'étais soulagé, parler en public était une chose que j'étais certes obligé de faire, mais ça me provoquait souvent du stress. Hors de question de l'avouer à qui que ce soit. Le regard fixé sur le podium, je sentis une odeur de nourriture. Les stand s'étaient installés tout autour de la foule, avec pour ambition de vendre un maximum par ces festivités. J'esquissai un sourire, sentant le contact de la fourrure de Chi sur ma jambe. Elle ne disait rien, le silence était devenu notre bouclier, peut-être l'avait-il toujours un peu été. 

Soudain, quelqu'un m'attrapa la main, et je n'eu pas le temps de réalisé qui était-ce que j'avais le nez dans une chemise blanche. Je n'osais pas bouger, qui osait me prendre comme ça ? Grimaçante, je l'entendis murmurer :

- Jessy... Jessy tu... Tu es vivantes... Je...

Je ne bougeai plus. Cette voix. C'était impossible ! Mes yeux étaient gorgés d'eau, je ne voulais pas les levé. Peur de la réalité. Peur que ce ne soit qu'une illusion, qu'un rêve. Je n'eu pas le temps de vérifier. Il s'écarta brusquement, accompagné un grognement de surprise. Keiji. Keiji Hasako était mon censé être mon petit ami depuis maintenant trois mois. Je l'aimais...Enfin, je le croyais. Même quand il m'embrassait, je ne pensais qu'au garçon blond qui m'avait offert la plus belle soirée dont on puisse rêver. J'avais toujours refusé catégoriquement tout rapport intime avec Keiji. Je lui disais que je n'étais pas prête, que j'étais trop jeune. Mensonge. Mais il y croyais, alors ça m'était égal.
J'osai enfin relever les yeux. Il était là, debout devant moi. J'aurais pus pleurer, mais rien ne vint. Je ne réalisais pas. C'était lui. J'eu envie de me jeter à son étreinte, mais Keiji lui mit une droite magistrale. Je restais figé, incapable de produire le moindre mouvement. Ses flammes animait les yeux du garçon aux cheveux bruns. Ne lui fais pas de mal, pensai-je très fort. Trop tard. Mon compagnon l'attrapa par le col, et plongea ses yeux verts dans les siens. Ses yeux n'avaient pas changer, ce même bleu dont j'étais tombé amoureuse.
J'entendis sa voix grave lui cracher :

" Qu'est ce que tu essayais de lui faire exactement ? On t'as pas appris à pas touché à ce qui ne t'appartient pas ? "

Je baissais les yeux, honteuse. Comment pouvais-je me faire insulter de la sorte. Il y a un an de cela, je lui aurais envoyé mon poing dans la figure, en lui aboyant que je n'appartenais à personne. Pourtant, cette fois, seul demeurait le silence. J'avais perdu toute confiance en moi, il avait tout emporté. Ne me regarde pas. Ne regarde pas ce visage blême sans conviction. Les yeux rivés sur le sol, j'aurais voulu disparaître sous terre...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Dim 13 Oct - 19:58

L'étreinte est magique. Magique pour Lutetia. Retrouver cette odeur. Cette odeur qui lui plaisait tant, après tant de temps. Il aurait voulu que ça dure pour toujours que rien ne s'arrête. Il lâcha un grognement de surprise on l'arracha de Jessy. Il se retourna brusquement, s'apprêtant à voir son père. Non. C'était un homme. Les cheveux bruns, grand. Ce fut surtout ses yeux verts qui figea un peu Lutetia. Ce fut aussi ses yeux verts qui firent qu'il ne vit pas venir la gifle. Il tomba et cligna des yeux. Comment ? Comment s'était-il laissé faire avoir par cet... Cet chose. Sa gifle n'était rien comparé à celle de son père. Lutetia se laissa empoigner avec un sourire. Un an. Un an qu'il s'était faire. Qu'il s'était prit de coups sans en donner. C'est pour cette raison que le sourire du blondinet s'agrandit quand l'étranger cracha.

" Qu'est ce que tu essayais de lui faire exactement ? On t'as pas appris à pas touché à ce qui ne t'appartient pas ? "


Il lâcha un rire sec, et son regard glissa pendant quelques secondes sur Jessy. Elle était toujours aussi magnifique. Il lui en voulait légèrement d'avoir continuer sans lui. D'avoir choisit un autre. C'était donc ça. C'était donc pour cette raison que Jillian l'avait amener. Lutetia lâcha un autre rire, triste cette fois. Il passa sa main dans ses cheveux et tira légèrement dessus. Son autre main se posa sur le main du type au cheveux vert.

- C'est donc ça ? Il ne pût retenir un rire triste. J'aurai dut m'en douter...

Lutetia secoua la tête. Il avait le coeur complètement brisé. Brisé par Jessy et piétiné par ses parents. Il inspira profondément et planta ses yeux glacés dans ceux vert émeraude du type. Lutetia se redressa un peu, qu'importe si ce type faisait une dizaine de centimètre en plus ou bien s'il était plus petit. Il en avait marre de se laisser marcher sur les pieds. Sa main décrocha celle de l'inconnu de sa chemise. Un sourire méchant se dessina sur son visage tandis qu'il lui tordait la main.


- Jessy t'appartiens ! Voilà la meilleur nouvelle de cette putain d'année ! 

Il lui donna des coups de poings dans le nez avec sa propre main. ça devait être assez douloureux. Il lui écrasa le pied et redressa la tête pour que leur visage ne se trouve plus qu'à quelques centimètre l'un de l'autre.


- Écoutes moi bien, connard. Jessy n'appartient à personne ! Elle. N'appartient. A. Personne !

Ses derniers mots étaient accentués de coup de genoux dans le ventre. ça lui avait fait un bien fout, de démolir ce type. Il se retourna vers Jessy. Les mains légèrement tremblantes. Il jeta un coup d'oeil froid vers le garçon qui était étalé à terre. Si son regard pouvait glacé les gens, alors celui là serait depuis longtemps gelé. Un sourire inquiet apparut sur son visage en voyant Jessy. Il s'approcha d'elle, et la força à relever la tête.


- Hey, ça va ? Je... Je suis vraiment désolé pour tout ce que j'ai fais... Pour tout ce que je viens de faire... mais... Je ne peux pas rester...

Sa main caressa la joue de Jessy. Trop peu. Trop peu de temps ensemble. Une larme roula sur sa propre joue tandis qu'il lui souriait.


- Je... Je vais te paraître chiant... Et surement t'attirer encore plein d'ennuis... Mais...

Il se pencha et lui murmura ces trois mots dans l'oreille. Il ne voulait pas la quitter. Il voulait rester avec elle pour toujours. Il entendit sa mère l'appeler, mais il n'arrivait pas à détacher son regard de Jessy. Il voulait une réponse, il voulait retrouver l'étincelle que faisait leur regard.

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Dim 13 Oct - 20:53

J'entendais les coups faire fureur, pourtant je n'osai pas lever les yeux. Comment j'avais pu. Comment avais je réussis à le faire souffrir à ce point. Parfois, quand la situation est particulièrement grave, mon cerveau rêve de choses agréables. Une promenade dans la ville, avec comme seul compagnie mon ombre qui danse au même rythme que moi. La voix de Lutetia était étranglée par le chagrin. Je du me mordre fort la langue pour ne pas crier. 

- C'est donc ça ? J'aurai dut m'en douter...

Pardonne moi. Ne dit plus rien. Prends moi dans tes bras, disparaît pour toujours. Disparaissons ensemble. Tout ce temps à m'efforcer d'oublier. Comment étais-je censé réussir à avancer dans la vie s'il revenait sans cesse me raviver, m'obligeant à m'arrêter de nouveau ? Je n'intervins pas quand Lutetia prit l'avantage. Ce n'était pas comme si ça m'arrangeais, mais voir Keiji a terre me faisait un bien étrange. Il lui cracha alors que sa victime se retenait de gémir :

- Jessy t'appartiens ! Voilà la meilleur nouvelle de cette putain d'année ! 


Il était comme possédé, incapable de s'arrêter. Animé par la haine qu'il avait encaissé pendant tout ce temps. Son père avait du lui en faire voir de toute les couleur. Continuant de frapper, je l'entendis clôturer, le visage colérique :

- Écoutes moi bien, connard. Jessy n'appartient à personne ! Elle. N'appartient. A. Personne !

Une boule se formait dans mon ventre. Il était le seul à me défendre. Je n'avais pas protesté une seule fois. Keiji restait étalé sur le sol, on aurait pu le croire mort. Les gens nous regardaient étrangement, un espace s'était même formé autour de nous. Les bagarres étaient tellement fréquentes ici, certain passait sans même se retourner. Le grand garçon se releva lentement, essuyant le sang qui coulait de son nez surement cassé. Lutetia c'était tourné vers moi. Je ne voulais pas affronté ce regard, qui aurait pus me gelé sur place. A ma grande surprise, c'est une voix chaude qui me dit :

- Je... Je vais te paraître chiant... Et surement t'attirer encore plein d'ennuis... Mais...

Je cru que j'allais exploser quand son souffle se fit ressentir sur mon oreille. Je t'aime. Ce fut tout ce qu'il me dit, et pourtant, ces simples mots faillirent me faire fondre en larme. Incapable de me retenir, je me jetai dans ses bras, pleurant, aussi fort que quand il avait disparu. Tout était comme normal, mais je n'avais jamais autant souffert. Même après la  mort de mes parents, moi qui pensait que rien ne pouvait être pire. Une voix me fit sursauter. Une voix de femme. Elle appelait Lutetia. A ce moment précis, je ne sais pas si ce fut vraiment la tristesse ou la colère que je sentis aller et venir dans mon corps bouillant. Me reculant brusquement, mes yeux écarlates le dévisagèrent. Il s'était fait une joie de le tabasser, qu'allai-je faire à mon tour, la frapper aussi ? Je vis volte face et plaqua mon point sur le mur. Je ne le fis pas si fort, et pourtant quelques fissures se dessinait autour de lui. Les dents et poings serrées, je le sentis s'approcher de moi. Les yeux rageurs, je grognai, détachant chaque mot  :

" Ne me touche pas. "

Je ne voulais pas lui faire d'avantage  de mal, un seul mouvement de travers aurait pu lui infliger une sévère brûlure. Tu t'es moqué de moi, alors ne t'attends pas à de la douceur. Tu pourrais vite le regretter...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Dim 13 Oct - 21:31

Jessy. Jessy et seulement elle. Son odeur, sa douceur. Depuis combien de temps Lutetia rêvait de retrouver ces saveur. Pendant quelques secondes. Juste quelques secondes, il eut l'impression que tout allait bien. Que ses parents ne le faisaient pas souffrir chaque jour. Qu'il n'y avait pas cet imbécile au yeux vert. Que tout était parfait. Pendant quelques secondes tout étaient parfait. Jusqu'à ce que la voix de sa mère s'élève. Jessy se recula brusquement comme s'il était brûlant. Ses prunelles rouges qu'il aimait tant, le dévisagèrent, emplis de tristesse et de colère. Lutetia fut perdu. Qu'avait-il fait ? Il s'approcha doucement de Jessy. Sa voix claqua, sec.

" Ne me touche pas. "


Lutetia recula. Pou... Pourquoi ? Pourquoi cette réaction. Ses yeux écarquillés cherchaient une réponse sur le dos de Jessy. Pourquoi elle ? Pourquoi le rejetait elle ? Le garçon suffoqua, tandis que des frissons le parcourait. Les larmes aux bords du yeux il était paralysé. Ce fut ce type. Ce type aux yeux verts qui s'approcha d'elle. Ce type qui lui dit des mots rassurants au creux de l'oreille en lui massant le dos. Sa main droite qui était crispé sur la fiole, vint se placer à l'endroit de la chair noire. L'endroit où Jessy lui avait laissée une cicatrice, l'endroit où son père l'avait brûlé. Sa main gauche serrait rageusement sa chemise. Il était perdu. Il sursauta lorsque la main de son père l'empoigna sur la chair noircit de son bras. Lutetia leva la tête vers lui. Froid. Tout ce qu'il reçut fut un regard glacial. Au bord des larmes, il réussit à la quitter des yeux. Elle et ses cheveux noirs. Elle et ses yeux rouges qui lui en voulaient tant. Lutetia baissa la tête et se laissa entraîner par son père. Il avait désobéit. Pour quelle raison ? Pour voir ça. Pour se rendre compte que Jessy ne l'aimait plus. Yulia s'agrippa à son bras droit, et le serra de toute ses forces. Pourquoi ? Pourquoi faisaient-ils ça ? Pourquoi cette inquiétude alors qu'ils ne faisaient que les martyriser depuis un an. Il ferma les yeux et laissa la main de sa mère passait dans ses cheveux. Cette attitude ne fit que l'abattre encore plus. Il repensa à toute les fois où Elle lui avait fait. La douleur lui broyait l'estomac, tandis que le feu de son coeur s'éteignait doucement. Il les rouvrit quand Jillian lui écrasa le pied en lui montra la fiole qu'il avait ouverte. Lutetia l'a prit d'une main tremblante

-Bois !

L'ordre était sec et ne laissait aucun échappatoire. A contre coeur, il but le liquide nauséabonde. Il voulait rentrer. Rentre pour souffrir tranquillement. Rentrer là où il n'aurait pas à se soucier du regard des autres. Il eut le plus grand mal à l'avaler. Et faillit le vomir, trois fois. Haletant il laissa tomber sa tête sur l'épaule de son père. Il fut glacer d'effroi quand il l'entendu dire.


- On va chez Néo.

Il enfouit sa tête dans son bras en maugréant. Pas chez lui. Pas. Chez. Lui. Néo était la dernière personne qu'il voulait voir.

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Dim 13 Oct - 22:40

Je suis resté là, sans bougé, le regard rivé sur le mur en face de moi. Une immense rage s'était emparé de moi, c'était terrifiant. Il ne chercha pas à protester, je ne voulais rien savoir de plus. Une main se glissa dans mon dos. Ce n'était pas la sienne. Ce geste avait beau être doux, il était mille fois trop brutal pour qu'il en soit l'auteur. Je jetai un regards noir à Keiji, qui la retira brusquement. J'avais besoin d'être seule. Il ne dit rien de plus et parti. Je n’endentai rien. Rien de plus que les battements incessants de mon cœur brisé. Comment pouvait-il encore être d'attaque ? Pour l'heure, rien n'aurait pus l'apaiser. Peut-être le temps. Je connaissais trop bien ce remède : long et douloureux. Jamais complet. 

Je fini par me retourner, me retrouvant étrangement seule. C'était parfait. Seul Chi était assise dans un coin, attendant que je me calme. J'étais calme. Elle ne l'aurait pas été sinon, c'était évident. Je passais devant elle sans lui jetai un regard, commençant à marcher dans les rues maintenant presque désertes. Il était 14 heures passé, mais je n'avais aucune envie de retourner au château. Il y avait un petit lac qui avait été aménagé, un petit coin de verdure souvent désert. Je me mis donc à avancer dans cette direction, fixant l'horizon d'un regard vide. L'état dans lequel je me trouvais ne me laissais penser que très péjorativement. Même si elle était habitué, tout voir en noir n'annonçait rien de bon. Malgré ça, elle s'était ressaisit. Son fort caractère était revenu.

Je m'essuyais les yeux par réflexe, même si je n'avais pas envie de pleurer. J'étais trop sonné pour ça. Je m'arrêtai une seconde. Un chat noir marchait au bord du chemin. En s'approchant, il était possible de reconnaître Lusée. Surprise, et la rattrapai à grand pas et lui dis gentiment, même si nous ne nous comprenions pas :

" Toi aussi tu as besoin d'être seule...Tu veux bien que je marche avec toi ? "

Elle ne fit que me regarder de ses yeux jaunes perçants, une lueur de tristesse au fond de ce regard. Elle souffrait encore plus que moi. Ne pas être avec son maître pendant si longtemps été la pire des tortures. Ce sentiment d'être incomplet, qui nous traque sans relâche. Une envie de mourir qui les précipite la plupart du temps tous les deux dans la tombe. N'y pense pas. Nous marchions en silence, le bruit de nos pas formant un rythme infernal. Le chat noir s'arrêta. Je me retournai, posant mes yeux rouges sur le félin à l'air sombre. Elle détala en une seconde, ne laissant que le crissement de ses griffes sur la pierre. Je me mis à courir, soudain apeurée. Où se rendait elle ? Qu'est ce qui lui prenait tout à coup ? On l'aurait cru devenu folle. 

Je la rattrapai finalement, perchée sur le rebord d'une fenêtre. M'approchant, je me baissai pour regarder à l'intérieur de la pièce. Il était là. Ou plutôt, ils étaient là.J'eu l'impression de me prendre un coup dans le ventre. La femme qui était avec lui n'étais pas sa petite amie. C'était sa mère, à côté de son père. Ce père...Je dus me calmer pour ne pas faire exploser la vitre, et attirer toute l'attention sur moi. Trop tard. Le verre éclata et des milliers de petits morceaux volèrent de partout. Lusée se protégea et personne ne reçut rien. Je suis désolée. Retenant ma respiration j'entrai dans la maison, ne jetant même pas un regard vers les adultes qui semblaient bien étonnés. J'attrapai avec conviction le bras de Lutetia, et déclarai, plongeant mon regard de braise dans celui de son père :

" Maintenant, si quelqu'un à la moindre objection, qu'il l'expose ici et maintenant. "

Reportant mes yeux sur le blondinet, j'articulai un désolé qui n'était destiné qu'à lui. Lusée avait déjà couru vers son maître, elle semblait si soulagée. Nous le serions peut être tous dans un instant. Il fallait prier pour que tout se déroule bien...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Dim 13 Oct - 23:45

Néo. Ce prénom lui était devenu désagréable. Il l'avait peut-être aidé beaucoup de fois dans le passé, mais c'était de sa faute s'il se retrouvait dans cette situation. C'était de sa faute, si son père l'avait retrouvé. C'était lui qui l'avait dit qu'il se trouverait au bal. Il avait enlever Jessy par pur erreur. Il en était sûr. Lutetia était complètement perdu. Elle ne l'aimait plus. L'avait-elle seulement aimé à un moment ? Comme un enfant, il serra le bras de son père et y étouffa un sanglot. Son monde s'écroulait une nouvelle fois. Il eut l'impression que le trajet chez Néo ne dura que quelques secondes. Trop rapide. Lutetia lâcha Jillian et regarda le sol quand il entra dans la maison.

Chaud. La petite maison était chauffée par un foyer. Elle était beaucoup plus propre que la dernière fois que Lutetia était venu. Il n'y avait aucune trace de patient en vu. Néo les firent s'asseoir à une petite table, juste assez grande pour quatre personnes. Lutetia se retient de faire la moue en voyant obliger de s'asseoir près de Néo. Ses mains se posèrent sur la tasse qu'il déposa devant lui. Un délicieux fumé s'en échappait, mais l'ancien voleur ne remarqua rien. Il était beaucoup trop perdu au fond de ses pensées. Il essayait de se résigner à l'idée que plus jamais elle ne l'aimerait. Qu'elle s'était moquée de lui dès la première fois. Il voulait rentrer chez lui. Ne plus jamais entendre parler des autres, souffrir pour souffrir.

- Lute ?


Lutetia releva la tête. Son regard croisa celui de son père. Il sentit des frissons lui parcourir le dos. Ce n'était pas une voix sec, et froide comme d'habitude. C'était la même, que quand il l'avait détruit par la parole. Chaude et douce.


- Tu as vu ce qu'elle pense de toi ? Elle t'a remplacer par ce type. Elle ne pense surement plus à toi. Tu vas rester avec nous maintenant ? 

Lutetia suffoqua. Jillian avait raison. Elle l'avait déjà remplacer, combien de temps était-elle avec ce type ? Depuis combien de temps avait-elle oublier leur baiser. Les larmes coulèrent d'elle même tandis qu'il soutenait son regard. Ses mains tremblaient. Elle ne l'aimait plus... Lutetia étouffa un sanglot avec son main, il se plia en deux tellement il avait mal. Il avait mal que ça soit la vérité. Mal de s'être fait avoir. Pendant quelques minutes, seul ses sanglots se faisaient entendre dans la petite maison. La gorge serrée, il réussit à articuler sans relever la tête.


- Oui... Oui je resterai. Je... Je te le promet.


Yulia sourit. Enfin. Enfin il revenait. Elle n'aurait jamais pensée que Jillian arriverait aussi rapidement. Lui aussi était fier. Il allait enfin pouvoir reformé une "famille". Sa main ébouriffa les cheveux de son fils, tandis qu'elle lui murmurait des mots doux pour le calmer. Un chagrin d'amour. Ils avaient réussit à le récupérer, grâce à une fille. Elle lui souriait gentiment en plongeant son regard dans le sien.

Lutetia était sonnée. Beaucoup trop sonnée, pour prêter attention à leurs conversations. En faite, elles le berçaient presque. Il cligna à peine des yeux quand un bruit de verre se fit entendre. Contrairement à ses parents et Néo qui se relevèrent d'un coup. Le lion de Néo n'eut même pas le temps de se lever que quelqu'un entra dans la maison. Lutetia sentit son coude se faire lever, il suivit lentement le mouvement sans quitter le sol des yeux.

" Maintenant, si quelqu'un à la moindre objection, qu'il l'expose ici et maintenant. "


Lutetia et Jillian eurent un rire sec en même temps. Lutetia avait un triste sourire. Il n'avait plus aucune envie de la suivre, pourquoi ? Pourquoi, suivre une fille qui lui fait du mal ? Pourquoi, faire ça ? Il ne releva même pas la tête. Il ne voulait pas voir son visage. Le rire sec de son père se transforma en fou rire. Il fallait dire que cette jeune cheffe avait du courage ! Du courage ou de l'inconscience ! Et elle venait avec pour seul renfort un chat ! Il finit par se calmer, il se redressa de toute sa hauteur. Ce trouillard de Néo, lui avait laissé libre place en allant près de son gros félin. Près de l'entrée lui barrant la route. Yulia toisa la jeune fille. Elle n'avait pas eu l'occasion de la voir la dernière fois, mais elle ne lui plaisait pas. Jillian soutien le regard de la petite en levant le menton.


- Quelqu'un ? Je crois que nous en avons tous une ? Pas vrai Lute ?


Lutetia hocha simplement de la tête. Il se dégagea de l'emprise de Jessy. Il tomba, plus qu'il ne s'assit, sur le sol. La petite boule de poil noire lui était étrangère. Elle avait beau lui tourner autour, faire passer sa queue sous son nez, le garçon ne réagissait presque pas. Yulia s'approcha de son fils, et lui gratta légèrement le haut de la tête. Elle avait l'impression de le retrouver en beaucoup plus jeune. Avec son double. Comment déjà ? Lusée. Elle leva les yeux et croisa le regard de la jeune fille.

- Il ne retournera pas avec vous. Sa voix était calme et froid. Vous le faite souffrir. Tout ce dont il a besoin, c'est de sa parent. Pas d'une amourette, qui le fasse souffrir plus que nécessaire.

Yulia la toisait calmement. Qu'elle essaye seulement de toucher à nouveau aux cheveux de Lutetia et elle le regretterait. Son regard froid, aurait fait fondre les ardeurs de n'importe qui. Même d'une cheffe. Le sourire de Jillian s'agrandit. Mais c'est Néo, qui prit la parole.


- Mlle Hyou devrait sortir avant d'entendre des choses qu'elle ne voudrait pas.

Il ouvrit légèrement la porte, comme pour l'inviter à sortir. Jillian sourit encore plus. ça serrait dommage la laisser partir si tôt. Il s'approchait d'elle, quand la voix de son fils se fit entendre. Triste, presque désespérée, cassante.


- Ne lui fait pas de mal.

Jillian cligna des yeux en l'observant du coin de l'oeil. A qui parlait-il ? A jessy  ? Ou à lui. Quoiqu'il en soit, il se stoppa devant elle. Son regard de glace fixé dans celui de Jessy.

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 0:29

Son rire sec me glaça le sang. Il était trop tard quand je me rendis compte de mon erreur. 

- Quelqu'un ? Je crois que nous en avons tous une ? Pas vrai Lute ?

Je fus prise de puissants frissons. Froids, désagréables, une boule dans le ventre. Je n'y avais même pas pensé. Pourquoi l'idée qu'il revienne vers moi m'était parut si évidente ? Il ne m'aimait plus. Je l'avais chercher, tout me retombait dessus à présent. Les larmes aux yeux, je ne voulais pas pleurer. Comment avais-je pu être si bête. Je ne voulais que disparaître, pour toujours. Ne laissant qu'une trace de sang derrière moi. Chi était resté dehors, mais se trouvait dans le même état que moi. Sa mère me lançait un regard froid, emplis d'agressivité. 

- Il ne retournera pas avec vous. Vous le faite souffrir. Tout ce dont il a besoin, c'est de sa parent. Pas d'une amourette, qui le fasse souffrir plus que nécessaire.

Elle disait vrai. Je ne servais à rien. Rien de plus qu'à le faire souffrir. Je...Je n'avais pas été capable de l'aimer comme il le méritait. J'aurais donné n'importe quoi pour revivre cette soirée, disparu dans nos larmes. Tant de larmes avaient coulés...Pardonne moi, Lutetia. Une immense colère s'empara de moi, noyé dans le chagrin. Je jetai mon sac - qui ne contenait rien de plus que de la paperasse - et n'attendis pas la fin de la phrase de Neo. Je couru vers le porte, les larmes roulant sur mes joues. Je n'hésitai pas à bousculer son père, disparaissant déjà à l'extérieur. Je me mis à hurler, pleurer, gémir. Rien d'avait plus de sens. J'avais honte, qu'est ce que j'avais honte...

Je claquai la porte de ma chambre, le visage toujours trempé. Chi se laissa tombé sur le sol, les yeux clos. Je m'enfermai dans la salle de bain, ouvrant violemment l'armoire à pharmacie. Des tubes de médocs glissèrent sur le carrelage. Je me laissais lourdement tombé, prenant des paquets au hasard. Je fis couler l'eau dans la baignoire, de l'eau glacé. Une température nocive pour une personne comme moi. Je me glissais dans la petite piscine,  sans prendre la peine d'enlever mes vêtements. J'ouvris un des tube et jetai le couvercle. Sans prendre la peine de lire ce qu'il y avait dessus, j'en avalais entièrement le contenu, jetant la boîte vide également. Le robinet coulait toujours, ça commençait à déborder. Si les médicaments ne marchent pas, je pourrai au moins mourir noyée. D'affreux mots de ventre commençaient à me prendre. Trop lent. J'attrapai une deuxième boîte, survolant le paquet des yeux. Milnacripan = Médicament interdit sans ordonnance, conséquences dangereuses. Je l'approchais de ma bouche, prête à partir. Prête à arrêter de souffrir. Prête à vivre enfin avec lui, même si cet endroit serai loin de tout.
Il me retrouverait surement, soulagé de la pression que je devais lui infligé. 

Je ne suis pas quelqu'un de parfait.
Malgré ça, j'aurai essayé de d'aimer,
Produire un amour que je n'ai jamais reçu.
Ne m'en veux pas. Continu de vivre comme tu l'as fait jusqu'ici. 
Ce sera juste sans moi.

J'avalai d'un trait les cachets bleutés, regardant l'eau ondulé sur mon corps. Alors je repensais à cette nuit là, dans cette grande baignoire. Je n'avais pas oublié, comment aurai-je pus. Fermant les yeux, je l'imaginais à côté de moi, jouant avec mes cheveux. Attends moi, Lutetia..Je suis tout près de toi...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 1:53

Lutetia ferma les yeux et posa sa tête contre l'épaule de sa mère. Les hurlements de Jessy résonnèrent en lui. Pourquoi ? Pourquoi ça lui faisait si mal de la voir partir. Yulia continua de lui frotter la tête en lui disant des mots doux. Elle s'efforçait d'ignorer le regard assassin que lui lançait le petit chat. Pourquoi s'en préoccupait ? Lutetia ne semblait être conscient de rien. Yulia foudroya du regard son Jillian qui lui répondit par un haussement d'épaule. Néo s'approcha de Lutetia pour vérifier son état. Les yeux vide et il semblait n'avoir aucune énergie. Pourtant, il pleurait sans le moindre geste. Lutetia avait l'impression de tomber. Tomber, encore et encore dans un troue sans fin. Il avait cru qu'il avait assez souffert le la voyant avec ce type. Ce type aux yeux verts, qui l'avait consolé. Mais non. Il avait l'impression que les miettes qu'il restait de son coeur s'étaient volatilisés en entendant les cris de Jessy. Pourquoi ça faisait si mal ? Lutetia réussit à se lever tout seul. La minette l'observait inquiète. Tant de temps était passé. Elle ne le reconnaissait plus. Son regard semblait si loin. Si triste. Un cognement affolé se fit entendre contre la porte. La main de Jillian se crispa sur l'épaule de son fils. Pas encore. Franchement si c'était encore cette fille, il ne retiendrait pas ses coups. Un corbeau. Simplement un corbeau. Jillian leva les yeux au plafond. Les gens de cette planète étaient beaucoup trop étrange. Il aperçut une lueur de panique dans les yeux du jeune médecin. Il se tourna vers eux.

- Je... Je suis désolé, on m'appelle en urgence... Je n'ai pas le droit de refuser.

Yulia hocha simplement de la tête, puis poussa gentiment Lutetia pour qu'il sorte. Elle arqua un sourcil en voyant que la petite minette partie dans le sens opposé. Les pas de Lutetia étaient traînant. Tous son corps dégageait une impression de tristesse. Il marchait deux pas derrière ses parents. La tête légèrement penchée sur le côté à observer les étals. Soudain il s'arrêta devant un qui présentait de petite babiole. C'était une panthère qui avait attiré son attention. Une panthère sculptée dans la pierre rouge des montages de Chistère. Jillian et Yulia ne s'aperçurent même pas qu'il s'était arrêté. Lutetia posa la main pour la prendre et l'observait. Le regard noir du vendeur l'en dissuada. L'ex voleur soupira et s'apprêter à les rejoindre lorsqu'il se prit un douloureux coup de poing dans le nez. Il n'eut pas le temps d'atterire à terre qu'il fut soulevé et entraîné à son insu dans une ruelle déserte. Il cligna des yeux, pour s'habituer à la pénombre. La douleur lui avait légèrement remit les idées en place. 
Vert.
Des yeux verts. Vert comme l'émeraude. Une aura agressive. Un bras sur son cou l'empêcher de bouger. Lui coupait la respiration. Une voix. Paniquée. Presque en colère.


- Qu'est-ce que tu lui as fais ! Hein ! Qu'est-ce que tu as fais à Jessy ? Connard ! Lutetia sentit qu'on lui cogna la tête contre le mur. Tu vas me répondre ! Qu'est-ce que tu lui as fais !

Lutetia grimaça. Il détestait qu'on touche à ses cheveux. Encore moins pour le cogner avec. Sa main s'enfonça dans les côtés du type aux yeux verts, il arrêta immédiatement. Plié en deux par la douleur. Lutetia s'accroupit devant ce type. Il avait un peu de sang qui coulait sur sa tempe, mais il s'en fichait. Étrangement, il se souciait plus de cette personne nommée Jessy, que de sa santé. Il releva le menton de l'homme. Il y avait une légère bosse sur son nez, comme si on le lui avait cassé. Il plongea son regard bleuté dans celui d’émeraude de l'autre. Il détacha chacune de ses syllabes, comme s'il parlait à un imbécile.


- Que veux tu dire par, ce que je lui ais fais ?

Lutetia eut pour seule réponse, un violent coup de poing dans le nez. Rapide. Il s’évanouit.
Yulia se retourna pour parler à Lutetia. Elle se figea, et sa main se crispa sur le bras de son mari. Non. Impossible. Il n'avait pas pu partir ! Elle se serra contre Jillian. Elle ne voulait pas le perdre de nouveau.
Une envie de vomir. C'était tout ce dont Lutetia avait. Il eut un hoquet et renvoya tout. Il grimaça en touchant le sol. Dur. Trop dur. Il avait l'impression d'avoir été ballotté comme un vulgaire sac à patate sur plusieurs kilomètres. Il toussait et hoquetait quand une voix se fit entendre.


- Debout ! Imbécile !

Dure.
Froide.
Une légère pointe de peur.
Lutetia ouvrit les yeux et essaye de se lever, mais il fut soulever avant. Quoique soit, cette personne devait être particulièrement forte. Le jeune garçon pensa à son père. Non. Il n'aurait pas dit imbécile. Il l'aurait traité de tous les noms en agrémentant de coup de pied dans les côtes. Non, cette personne était beaucoup moins patiente. Elle semblait n'avoir pas de temps à perdre. Lutetia essaye de mettre de l'ordre dans ses pensées. Jessy. Ce seul prénom apparut. Jessy et ses cheveux noirs, Jessy et ses yeux rouges, Jessy et son mauvais caractère. Jessy et ses pleurs, ses cris, ses gémissements. Son odeur. Lutetia regardait le sol défilait sous ses yeux. Ainsi que les pieds de celui qui marchait. Non, il courrait plutôt. Oui c'était bien ça, il courrait. Il semblait aussi essoufflé. Il s'arrêta devant une porte. L'ouvrit et ordonna quelque chose. Lutetia n'arriva pas à voir à qui, il s'adressait. Pour cela il aurait fallut, qu'il se démonte le cou pour y voir quelque chose. Puis ce fut seulement le bois de la porte.
Une odeur.
Familière.
Envoûtante.
Lutetia fut jeter à terre. Encore ce type au yeux vert. Il referma la porte. Lutetia rentra la tête dans les épaules, et recula. Recula sans le quitter des yeux.  Il ne l'aimait pas. Il se cogna contre un seau. Le seau dégageait une odeur nauséabonde. Au fond, il y avait une étrange mélasse où flottait plusieurs comprimés de différentes couleurs. Lutetia pencha la tête sur le côté, essayant de comprendre. Il s'appuya sur le lit pour se relever et se figea. Son regard remonta lentement la main blanche. Il s'arrêta sur une masse sombre, des cheveux. Puis sur un visage pâle. Son coeur rata plusieurs battements. Il prit doucement la main qui était juste à côté de lui. Elle semblait si paisible. Lutetia murmura doucement.


- Jessy ? 

Son visage était si pâle. Ses lèvres semblaient être bleuté, par le froid. Lutetia eut un éclair de panique en comprenant. Il oublia tout. Ses parents. Lusée. Le type aux yeux verts. Tout ce qui comptait c'était Jessy. Jessy... Il passa une main sur la joue de la jeune fille. 


- Jess' ? Jessy ? Je suis désolé. Je suis un imbécile. Le pire des imbéciles. Pardonnes moi. Je suis le plus idiots des idiots de t'avoir abandonné. S'il te plais, pars pas... Tu... Tu me manques. S'il te... S'il te plais. Je suis surement un égoïste, mais je tiens à toi.  Je tiens à toi plus que tout au monde... Excuse moi. Excuse moi... Je t'en prie, tu... Tu peux pas faire ça, hein ? Tu peux pas... Tu as un... un pays... une... une planète à gouvernait. Tu as un im... imbécile à gérer, hein ? Je suis si désolé.

Lutetia enfouit son visage dans la couette. Les larmes coulaient d'elles même. L'idée de la perdre l'effrayait. Il racontait n'importe quoi. Pourvus qu'elle reste. Il serait près à raconter n'importe quel mensonge pour la faire revenir...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 3:16

Noir. J'ai froid. Oh, tellement froid. Une température comme celle de la peau de mon bien aimé. Comme celle du garçon à la peau de neige. Aussi gelé que celle de la glace de ses yeux. Ses doigts glissent sur ma peau, je me sens absorbée par son simple désir de me garder près de lui. Ce désir est artificielle. Cesse de me mentir. N'es tu pas satisfaite de la façon dont je m'en suis tirée ? Tu as toujours voulu me reprendre près de toi, Aruka. Ses yeux rouges me dévisagent, me faisant part d'une sagesse digne de notre famille. Ma mère n'est pour moi qu'un vague souvenir, qui refait surface à chaque fois que je me mets en difficulté. Elle est celle qui me rabaisse encore plus, jusqu'à ce que je lâche prise. J'ai lâché prise. Comment parviendrai-je à m'en sortir si mon désir de vivre est anéantis par ma seul raison d'être ? Qui me tiendra hors de l'eau ? Personne. J'étais seule. Seuls les clapotements de l'eau me rappelaient que je n'étais pas morte. Le poison s'infiltrait en moi, habitant maintenant chaque parcelle de mon corps. Oublie moi. Oublie la peau blanche, la chevelure noire. Les yeux de sang doivent quitter ta mémoire. La panthère ne sera qu'un animal meurtrier, qui ne t'aspirera ni colère, ni chagrin. Simplement une marque d'en temps. L'eau submergea mon visage. Enfin le supplice était terminé. Une vive chaleur abritait mon corps, malgré l'eau froide qui ruisselait de tous côtés. Je suis en vie. Encore en vie. Encore loin de toi. J'étais gelée. Mon corps se tordait dans tous les sens, mes muscles se déchiraient. Jamais une telle douleur ne m'avait prise. Doux, violent, je l'avais chercher. C'était le long chemin vers la paix absolue. Je n'avais pas hésité à me lancer sur cette route, même si son terminus était l'enfer. Quel enfer ? Un Enfer pire que celui dans lequel j'avais vécu ? Je n'en ai pas peur. 

Je ne sais plus comment je m'appelle. Qui suis-je. Pourquoi suis-je là. Où suis-je. J'étais assise, sur un fauteuil de velours. Mes pieds ne touchaient pas le sol, je pouvais balancer mes jambes comme j'aime le faire. Une voix m'appelle. Jessy. Je m'appelle Jessy. Je me retourne. Une femme grande, aux longs cheveux noirs et au yeux rouges terrifiants était assise en face de moi. Aruka, ma mère. Je lui souris, sans savoir pourquoi. Malgré sa posture effrayante, elle m'inspirait confiance. Elle ne souriait pas, elle. Son regard était dur, emplis de colère. Pourquoi mère était-elle en colère ? Je déglutis, voulant disparaître sous terre quand son regard se posa sur moi. Elle semblait dégoûtée. Dégoûtée de moi. Je voulus me lever, m'asseoir près d'elle mais elle disparu, me laissant seul dans une pièce close. Il n'y avait pas de fenêtre ici. Pourquoi est-ce que respirer était si difficile ? Tout s'arrêta brusquement. Je me retrouvai dans le noir. Il y avait un carré de lumière là bas. Peut-être la sortie ? Je sautai du grand fauteuil, et m'avançai, mes petits pieds d'enfant faisant craquer le parquet. Je scrutai, essayant d'apercevoir quelques chose à l'extérieur. C'était bien trop lumineux pour apercevoir quoi que ce soit ! Ça me brûlait les yeux, et je du me mettre le bras devant le visage pour ne pas devenir aveugle. Mon pieds droit fit un pas. Quelques chose me soufflait de ne pas y aller. Abandonne ta haine. Je stoppai, faisant un pas en arrière. C'était la voix de ma mère. J'aurais pu la rejoindre, mais je ne bougeai pas. Elle me le répéta, mot pour mot. Non ! Je refuse...Vous m'avez abandonné, il ne me restait Que la Haine. Ce fut la seule qui resta à me côté, quoi qu'il ait pu arrivé ! Je fis volte face, et retournais m'asseoir dans la pénombre, le visage durci malgré mes airs enfantins...

Je ne suis pas morte cette nuit là. Peut-être le coup du destin. Je n'y croyais pas.
La mort est facile, paisible. La vie est plus dure.

Je ne saurai dire combien de temps je suis resté inconsciente, ne pouvant répondre à ce que disaient les gens autour de moi. Je sentais les draps sur ma peau glacé. Oh oui, j'avais froid. Les douleurs dans mon foie étaient plus douces. Plus saines. Je sentais tout de même une sensation désagréable au niveau de ma tête. Je ne m'attendais pas à me réveiller en parfaite forme. Je ne m'attendais pas à me réveiller. Quand mes yeux se sont ouverts, je ne vis qu'un étrange mélange de couleur, et une lumière aveuglante. Forte certes, mais pas semblable à celle de la pièce noire. Non. Celle si étais bienveillante. Il me fallut d'interminables secondes avant que je  reconnaisse le plafond rougeâtre de ma chambre. J'avais espéré ne plus jamais le revoir. Je ne voulais pas baisser les yeux. Ne pas tourner la tête  pour voir une armée de journaliste, ou de médecins. Une armée de personnes me demandant pourquoi. Pourquoi. Le visage de Lutetia dansa dans mon esprit. Je ne voulais pas continuer. Il fallait que je recommence. Et que je ne me ratte pas cette fois ci. Ma main passa sur le drap, elle fut bloqué par quelques chose. Ou quelqu'un. Keiji ? Ou Mlle Burtley. La pauvre, elle avait du faire une belle crise. Elle aussi était peut-être morte, qui sait. Je devais arrêter de penser à des choses affreuses. Tournant la tête à contre coeur, je plissais les yeux pour apercevoir quelques chose. 

Mon sang ne fis qu'un tour quand je vis une tête blonde, endormie sur le matelas, à moitié sur une de mes mains. Il était revenu. Pourquoi...De toute évidence, il ne s'inquiétait pas pour moi. Hypnotisé par ce visage d'ange endormi. Je me tournai légèrement dans le lit, et de mon autre main, touchai délicatement ses cheveux. Pas assez vivement pour le réveiller, mais assez pour savourer la douceur de ses mèches couleurs or. 

" Tu l'aimes, pas vrai ? "

Je sursautai, relevant brusquement la tête. Keiji était appuyé contre le mur, les mains dans les poches, l'air fatigué. Il rajouta en baissant les yeux :

" Il n'a pas bougé d'ici depuis que tu es dans cet état. "

Je ne savais quoi répondre. D'abord parce que cette migraine me faisait un mal de chien, mais aussi parce que j'étais totalement prise au dépourvue. Était-il vraiment possible qu'il ait encore des sentiments pour moi ? Qu'est ce qui pourrait me pousser à y croire ? Keiji n'aurait pas hésité à me mentir, quelle qu’en soit la raison. Je ne le détestais pas, mais nous n'étions peut-être pas vraiment fait pour être ensemble. Il m'aimait, je le savais. Mais lui dire qu'il n'était là que pour remplacer Lutetia aurait été le pire des châtiments. Il ne le méritait pas. Je replaçai mon regard sur le garçon endormi, passant ma main sur son bras. Cette sensation m'avait tellement manqué. Je fus obligé de me confronté à mon petit ami quand il me dit, la voix étrangement calme :


" Ne t'excuse pas. Nous n'étions peut-être pas vraiment fait pour être ensemble. "

Je ne pus m'empêcher de sourire. Il avait toujours su me surprendre. Il me rendis mon sourire, et s'avança vers la sorti, étrangement décontracté. Avant de descendre, il se pencha en arrière pour me lancer, tout bas :


" Et je t'annonce que l'amour de ta vie à vomis dans les escaliers ! "

Je soupirai, ne parvenant pas à effacer ce sourire. Je répondis d'une voix étranglée :

" Merci, Keiji. "

 Il hocha simplement la tête et disparut, laissant derrière lui une traînée de bonne humeur. Je me sentais mieux. Je voulus me redresser, mais une douleur horrible me pris dans les côtes, ne pouvant retenir un gémissement de douleur. Pestant intérieurement, je gardais les yeux rivé sur Lutetia. Peut-être que je l'avais réveillé...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 3:57

Lutetia s'endormit rapidement. Pourquoi ? Pourquoi la fatigue le gagnait chaque fois qu'il ne voulait pas. Chaque fois qu'il avait besoin de dormir. Le garçon osa croire qu'il pourrait passer un sommeil parfait. Qu'il n'aurait pas de cauchemars. Que ses démons nocturnes étaient restés enfermés dans sa maison. Mais non. C'était tout le contraire. Ici. Dans la chambre de Jessy, ils semblaient avoir gagnés en force. Comme si, les propres démons de Jessy l'assaillaient. Chacun de ses cauchemars, se finissaient par la mort de quelqu'un. Parfois c'était Lusée, carbonisée ou écrasée par une charrettes. D'autre fois, c'était Néo ou Mia, chacun ayant une mort complètement différente. Le plus souvent c'était Jessy. Jessy. Il avait tellement peur de la perdre, qu'il en faisait des cauchemars. Ses beaux yeux rouges enlevés. Ses cheveux noirs découpés et la gorge tranchée. Son visage défigurée. Lutetia se redressa brusquement. Il cligna des yeux, essayant de se souvenir où il était.
- Encore réveillé ? fit une voix. ça fait six fois...
Lutetia tourna la tête vers la voix. Cligna des yeux en marmonnant un merci puis se rendormit. Cette fois-ci, il dormit tranquillement. Enfin pendant quelques temps... Il rêvât de leur nuit. Cette nuit qui n'appartenait qu'à eux deux. Cette nuit où, en quelques heures, tout avait basculé. Et puis les cauchemars revirent. Un cauchemars réel. Une chose que Lutetia préférait oublier plus que tout. Le poids de son père, l'odeur de sa chair. Chaque picotement. Le jeune homme se redressa brutalement quand le fer toucha sa peau. Le hurlement dans sa tête, se mêla à un gémissement bien réel. Parfaitement réveillé, Lutetia avait les yeux écarquillés. Il chercha une prise dans ce monde. Ce monde où il avait l'impression que plus rien n'existait. Il ferma les yeux et tourna la tête. Sentir ses os craquaient lui fit un bien fou. L'une des mains se glissa sous sa chemise et gratta doucement la cicatrice. Elle le brûlait. Souvent. Chaque fois qu'il se réveillé après ce genre de rêve, il avait l'impression que c'était la veille. 
Son regard triste se posa sur sa main. Celle de Jessy était toujours là. Il remonta doucement son bras. Lutetia posa le menton sur la couverture. Il murmura alors que son regard s'attardait sur ses cheveux noirs.


- Je t'aime Jessy... Arrête, ce n'est absolument plus drôle...

Il marqua une pose. Rouge. Deux yeux rouges. Il eut l'impression de sentir une explosion dans son coeur. Il cligna des yeux, comme pour s'assurer qu'elle était réveillée. Il se mit à bafouiller.


- Jessy... Jessy je...

Il serra les dents en inspirant rapidement. Ne pas pleurer. 
Ne. Pas. Pleurer.
Ne.
Pas.
Pleurer.
Lutetia pleura. Il pleura sans lâcher la main de Jessy. Il se frottait les yeux de l'autre. Ce n'était pas des larmes de tristesse. Non, simplement de joie. Il devait surement ressembler à un enfant. Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Il réussit à articuler malgré ses sanglots.


- Je suis qu'un... Qu'un sale égoïste... Par... Pardonne moi.

Il pleurait autant qu'il riait. Il était si content d'être de nouveau avec elle. Il oubliait tout le reste. Son double, ses parents... Surtout son père.

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 4:58

Mon coeurr battait à tout rompre, alors que je le regardai lever lentement la tête. Il était tellement beau. Il ne semblait pas très bien réveillé, comme troublé par un cauchemar. Son regard vide restait bloqué sur moi. Il dit, comme si je ne pouvais pas l'entendre :

- Je t'aime Jessy... Arrête, ce n'est absolument plus drôle...

Je plissai les yeux, ne sachant trop quoi dire. Il avait l'air tellement épuisé. Soudain, comme s'il se réveillait d'un sommeil interminable, il battit des cils. Son visage s'éclaircit, comme un orage qui venait de passé. Notre orage était loin derrière nous. Et il avait été violent. Il sembla perdre ses moyens, et bafouilla, les larmes aux yeux :

- Jessy... Jessy je...


Et il fondit en larme. Je me redressais brusquement, ignorant la douleur infernale qui battait dans mes côtes. Je l’étreignis de mes petits - plus si petits que ça - bras, plongeant mon visage dans sa nuque. Elle était si froide...Des tambours infernaux battaient sans relâche dans ma tête. C'était douloureux. Mais je réussis à ne pas y prêter attention. Son odeur, je l’imprégnais comme cette fameuse nuit. J'aurais donné n'importe quoi pour avoir assez de force pour le refaire, mais j'étais morte de fatigue. Et je pense que lui aussi. Nous avions du temps, à présent. Le temps. Un cadeau à la valeur inestimable. Plus rien ne pourrait se mettre entre nous, j'en étais persuadée. Je ne laisserai plus rien le séparer de moi. Pas même une journée, une heure. Même une minute aurait été un véritable calvaire. Je le serrai un peu plus contre moi, alors qu'il essayait d'articuler, entre deux sanglots :

- Je suis qu'un... Qu'un sale égoïste... Par... Pardonne moi.

Non Lutetia, non...Tu es mon égoïste au parfum sauvage. Celui dont jamais plu je ne voudrai être séparer. Son rire me fit fondre. Moi qui avais pensé que je n'entendrais celui ci que dans mes rêves. Je souris, tout en me mordant la lèvre inférieure. Je ne voulais le partager avec personne, qu'il ne soit plus qu'a moi. Ce n'est pas bien de penser ça. Je sais. Le desserrant un instant, je me reculai pour l'aider à monter entièrement sur le lit. En face de lui, je plongeai mon doux regard dans le sien. Il semblait si fatiguer...Je souris, mais fini par rire. M'approchant de lui doucement, je posai mes lèvres contre les siennes. Une explosion. Pareil à cette nuit là. Dans mes souvenirs elle était forte, certes, mais dans celle là, quelques chose avait changé. Celle-ci était vivante. Je l'embrassais encore, ne parvenant soudain plus à m'arrêter. Une drogue. La meilleure. Je n'aurais pas été capable d'aller plus loin cette nuit là, et bientôt nous étions endormis, nos corps enlacés, sous les épaisses couvertures qui me réchauffaient depuis mon enfance.

Les cauchemars me laissèrent en paix pour les heures qui suivirent. Son contact m'apaisais, me rendait folle, m'aspirait toute entière. Je crois que ce fus la meilleure nuit que je passais en un an. Pourtant, elle ne fut pas totalement parfaite. Je me suis éveillée, vers 7h du matin, la tête brûlante. Lutetia dormait paisiblement, et je du prendre mille précautions pour sortir du lit sans le réveiller. Un frisson me parcourut le dos quand mes pieds touchèrent le carrelage de la salle de bain. Cette Salle de Bain. Pourquoi étais je là ? Je ne me sentais pas bien, j'avais la tremblote. Je savais très bien pourquoi...En voulant mettre fin à mes jours, j'avais pris un cachet rendant addictif. Pensant mourir pour de bon, je ne m'étais pas inquiéter de ça d'avantage. La main tremblante, je saisi le petit tube remplis de cachet bleu et en fis glisser un dans le creux de ma main. En l'avalant, c'était comme si tout le stress s'en allait. Ma température redescendait progressivement. Mes tremblement se firent moins réguliers. Je ne planais pas, je soufflais. Remettant les cachets à leur place, ni vu ni connu, je repartis me remettre sous les draps, impatiente de retrouver la chaleur de celui que j'aimais.

La nuit suivante, je m'éveillais de nouveau. Il devait être 8 heures. Je n'avais pas envie ni besoin de reprendre des comprimés, juste besoin de Lutetia. J'étais en manque de lui. En manque d'une façon terriblement érotique. Je me redressais dans le lit, bercé par sa respiration régulière. Il semblait ne pas faire de cauchemar, j'étais heureuse de le voir si paisible. Ma main glissa sur dos me faisant face. Je me penchais et l'enlaçai, priant pour qu'il se réveil. Je n'avais eu aucun rapport depuis notre séparation. En embrasser un autre avait déjà été difficile. Seul ses lèvres me faisaient enivrer de la sorte. Mon regard se promenait le long de son corps endormi. Réveille toi, s'il te plais...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 5:38

Lutetia serra Jessy. Il s'enivrait de son odeur. Cette odeur qui l'avait tellement manquée. La lèvre inférieure, tremblante à cause des émotions. Une seul baiser. Un seul baiser redonna à Lutetia un peu de son énergie. Il était magnifique. Magique. Un an qu'il en rêvait. Un an que ce souvenir le torturait. Ce goût si délicieux. Comment avait-il pu l'oublier ? Il était meilleur. Meilleur que tous ceux qu'ils avaient eut Cette nuit. Des retrouvailles. Lutetia mit tout ses souvenirs de côté. Même le meilleur. Seul le présent l'intéressait. Malgré tout la fatigue était présente. Leur baiser se firent de plus en plus rare, et ils tombèrent littéralement de fatigue. Lutetia s'endormit le sourire aux lèvres en serrant Jessy contre lui...

Cauchemars sur Cauchemars. Il aurait tellement voulu dormir tranquillement. Mais non... Ses angoisses, lui retournaient l'estomac. Ses peurs jouaient avec lui. Pourtant, aucun cauchemar ne réussit à le réveiller. Non, avec Jessy près de lui, ils ne viendraient pas. Blottit contre elle. Dans sa chambre, ils ne viendraient pas. Il allait enfin pouvoir vivre tranquillement. Son père avait vu juste en lui disant qu'il n'avait fait que fuir. Fuir sa maison. Fuir pour une correction plus forte....

Lutetia ouvrit brusquement les yeux. C'était beaucoup trop beau pour être vrai. Jillian lui jouait surement un mauvais coup. Son souffle se fit court pendant un instant, puis il osa pencher la tête pour voir le plafond. Une douleur fulgurante lui traversa le bras, puis la cicatrice. Il dut fermer les yeux et serrer les dents en souriant pour que Jessy ne remarque pas son trouble. Lutetia tandis les bras au-dessus de lui. L'un trouva prise dans le cou de Jessy et l'autre dans le bas du dos. Il l'embrassa en guise de bonjour. De long frisson le parcouru. Si seulement cette douleur n'existait pas. Son étreinte se fit un peu plus serrée. Il avait besoin de sa chaleur. Être sûr qu'elle était là. Pour la première fois de la soirée, sa main passa dans les cheveux de Jessy. Ils étaient si doux. A contre coeur Lutetia arrêta le baiser. Sa joue se frotta contre celle de sa bien aimée. Il l'embrassa doucement sur le front et lui murmura.


- Je reviens, j'ai besoin d'eau...

Lutetia avait vraiment soif. Depuis combien de temps dormait t-il ? A  quand remontait la dernière fois qu'il avait avalé quelque chose ? Il descendit du lit, et se dirigea d'un pas rapide vers la salle de bain. Le garçon aux yeux verts, ne lui avait absolument rien dit sur ce que Jessy avait fait. Il fit couler l'eau du robinet et en bu de longue gorgée. Il se redressa et passa la main dans ses cheveux. Une petite flamme de joie fatiguée brillait dans ses yeux. Il sourit doucement. Il mouilla un peu sa main, puis la passa sous sa chemise et appuya sur la cicatrice. Il ferma les yeux et grimaça en sentant les ondes de douleurs se répandre dans son corps. Il refit de même sur son bras. La douleur fut moins intense, mais quand même insupportable. Heureusement que la chemise était assez épaisse et n'était pas tâchée. Son gilet avait mystérieusement disparu, et sa cravate pendait de chaque côté de son cou. Quand à ses chaussures, aucune idée de où elles se trouvaient. Il bu une dernière fois, puis sortit de la salle de bain en souriant. D'une démarche féline il se dirigea vers Jessy.
Il l'embrassa. Un long et lent baiser. Des frissons de bonheurs le parcourut. Il adorait cette sensation. Ses mains reprirent leur emplacement précédant. Lentement l'une de ses mains glissa vers le bassin de la jeune fille. En se rendant compte de ce qu'il faisait Lutetia se recula brusquement. Si ils le faisaient. Si ils le faisaient, il devrait enlever sa chemise. Et elle verrait les cicatrices. Lutetia se recroquevilla dans le lit en serrant un oreiller contre lui. Pourquoi ? Pourquoi lui gâchait autant la vie. Il avait honte de ses cicatrices. Honte de les avoir. Il tournait le dos à Jessy et avait la tête enfouie dans le cousin. Il murmura en luttant contre ses propres démons.

- Je suis désolé... Je peux pas...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 6:08

Lutetia finit par revenir dans ce monde, la mine endormie. Il m'embrassa tout en me serrant cotre lui, souriant. Je me sentais bien, calme, reposée. Dormir aussi paisiblement m'avais vraiment fait du bien. Nos nuit serait certainement plus remplis maintenant que nous nous étions retrouvés. A moins que nous trouvions une autre occupation, assez intéressante pour combler l'envie de dormir. Je souris malicieusement, sentant son front contre ma joue. Il dit tout en se glissant hors du lit :

- Je reviens, j'ai besoin d'eau...

Je ne dis rien, le laissant filer à contre cœur. Se retrouver avec un Lutetia déshydraté n'aurait pas été drôle, et puis ça ne prendrait que quelques minutes. Je ramenais mes genou près de mon corps, redécouvrant la pièce dans laquelle je m'étais enfermé pendant des jours. Tant qu'Il était avec moi, je m'en fichai. J'entendis l'eau couler, priant pour qu'il ne remarque pas mon escapade de nuit dans la salle de bain. Je n'avais laissé aucune trace, si ? Comment en être sûre. Il mettait trop de temps. Je m'étirai sur le lit, essayant de voir à l'intérieur de la pièce. Il ne buvait pas. Il se mettait de l'eau sur l'épaule. Je serrai les dents en apercevant sa blessure. Au mon dieu, il avait du tant souffrir...
Je fus soulagé en le voyant revenir, l'air amusé. Il n'avait rien vu. L'accueillant d'un charmant sourire, qui était en réalité un peu nerveux, je le laissais m'embrasser, sentant ses mains passer dans mon dos. Je n'étais alors pas seule à rêver de ça. Mes bras s'enroulèrent autour de lui, ayant pur ambition de lui enlever sa chemise. De commencer par enlever sa chemise. Je n'en eu pas le temps. Il se recula brusquement, se cachant soudainement dans un coussin. Était-ce un jeu ? Non, à en juger par son air tendu. Je devinais que c'était à cause de ses blessures. Il n'avait pas à en avoir honte. Un léger sourire sincère sur le visage, je m'approchai de lui, l'obligeant à se confronter à mon doux regard. Je lui fis un bisou sur le bord de la bouche, en lui soufflant :

" Ne t'occupes pas de ça..."

Sans qu'il eu le temps de protester, je me retrouvais derrière lui, faisant glisser sa chemise le long de ses épaules. Trop tard. Je ne voulais pas qu'il ai le temps de paniquer. Mes bras l'enlacèrent de derrière, mes baisers se perdant dans son cou. Je t'aime comme tu es. Mon souffle brûlant passant sur son visage, je lui susurrais à l'oreille :

" Je ne te force pas..."

J'aurais certes été bien embêté s'il m'avait stoppé maintenant. Mais je n'y croyais pas. Ma langue rappeuse lui effleura la nuque. Rien n'était en mesure de me calmer, j'étais déchaînée...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 6:40

Lutetia était crispé. Pourquoi ? Pourquoi lui avait-il fait ça ? Il avait une immense boule dans le ventre, et sa gorge était serrée. Il ferma les yeux. Il ne voulait pas affronter le regard de Jessy. Un douloureux frisson le parcouru quand elle l'embrassa au coin de la bouche. Il eut l'impression que son coeur tomba quand elle murmura.

" Ne t'occupes pas de ça..."

Lutetia frémit. Comment savait-elle ça ? Mille et un couteau se plantèrent dans son coeur. Il aurait voulu lui dire qu'il ne pouvait pas. Que c'était trop horrible. Que ce souvenir l'hantait, jour comme nuit. Il eut a peine le temps de tourner la tête, que déjà sa chemise était à terre. Il fut parcourut de spasme. De violent frisson l'agitèrent tandis que son souffle était devenu saccadé. Il ferma les yeux et réussit à ne pas gémir. Pourquoi chaques baisers de Jessy le rendait dingue ? Pourquoi avait-il tellement envie de remettre sa chemise, et de lui cacher ces blessures ? Il gémit en sentant sa langue râpeuse. Il gémit quand elle lui susurra.

" Je ne te force pas..."


Comment pouvait-elle dire ça ? Un sourire nerveux apparut sur son visage, puis disparut aussitôt pour être remplacer par un vrai sourire. Comment pouvait-elle croire, qu'après cette phrase il la laisserai ? Sa position lui était désagréable. Il avait l'impression de revivre cette effroyable journée. Pourtant, cette fois ci, aucun des deux avaient l'avantage. Lutetia se retourna et l'embrassa. Un long baiser fougueux. Lutetia passa sa main dans les cheveux de Jessy. Sans la lâcher ses mains cherchèrent le bas de sa robe de nuit. Il la lâcha seulement pour la lui retirer. Il enfouit sou nez dans le cou de Jessy. Respira son odeur. Il l'embrassa doucement. Lui fit un suçon, le lécha. Par réflexe, ses mains emprisonnaient celles de Jessy. Sans le savoir, son père lui avait donnait envie d'être le dominant. Alors qu'il lui mordillait l'oreille il s'en rendit compte. Il se redressa directement. Il rougit et baissa les yeux sur les poignets de Jessy, où il avait laissé une marque rouge tellement il l'avait serrée. La gorge sec, il réussit à s'excuser. Il défit son pantalon et glissa lentement jusqu'à Jessy. Il se dressa légèrement sur les coudes, et se pencha en avant pour l'embrasser. Un goût magnifique. Magique. Ses cicatrices le tiraillaient un peu, mais il s'en fichait...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 7:11

Pendant une seconde, je cru qu'il allait refuser. Mais il se retourna et m'embrassa fougueusement, toujours cette main dans mes longs cheveux. J'haletai quand nous nous laissions une seconde pour respirer, et elles étaient rares. Je lâchai un long gémissement quand il me fit un suçon, mes doigts agrippants le drap. Pendant cette longue année je m'étais nourrie de ce souvenir, sans jamais penser le revivre. Et là nous y étions. Son père à des kilomètres d'ici, dans un monde où il n'existait que nous. Nous, et seulement nous. Nous et nos baiser, nos caresses, nos gémissements sourds. Il m'ôta ma robe de nuit, laissant sa langue courir le long de ma peau blanchâtre. Là, dans un monde de tendresse, de douceur et de...de douleur ? J'ouvris les yeux, les baissant sur mes poignets. Il les serrait vraiment fort, c'était douloureux. Je ne pense pas qu'il l'avait remarqué, car il les lâcha sur le champ, détournant les yeux, rouge de honte. Je fronçai légèrement les sourcils, notant cette facette. Elle avait changée. Peut importe. Il s'excusa et entreprit d'enlever son pantalon. Je l'attirais vers moi, me laissant tomber sur le dos. D'une main je tenais gentiment une petite poignet de cheveux, de l'autre je lui caressais le dos. Couvert de blessures. Je n'y pensais presque pas. Il était là, avec ou sans, il était là. Vivant. Je me collais encore d'avantage à lui, lui dévorant la bouche. Mes jambes se mêlaient aux siennes, on aurait pu en perdre l'équilibre. Son coeur battait si fort...J'arrivais presque à l'entendre. 

Lui soufflant sur la joue, je fis glisser le bas qui me restait, le laissant tomber à côté du lit. Il ne fut pas longtemps pour que son boxer le rejoigne par terre. Je glissais mes mains sur ses fesses, collant nos bassin. C'était terriblement tentant, pourtant je résistai, le mettant à l'épreuve. C'était comme un jeu, en beaucoup plus plaisant. Nos langues s'enroulèrent dans une saveur douce et sucrée. Je ne pouvais me lasser de ses baisers, ils me surprenaient à chaque fois. Je ne parvins pas retenir un gémissement quand nous nous sommes séparé, pour recommencer quelques secondes après. J'inspirais profondément, appréciant cet air si cher coûté. Je lui lançai, essoufflée, mes mains toujours agrippées dans son dos :

" C'est quand tu veux..."

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 8:07

Lutetia laissa échapper un grognement de plaisir. C'était si bon ! Il était au dessus de Jessy. Appuyé sur ses coudes, il l'embrassait. Chaque baiser était nouveau. Chaque baiser avait une saveur différente. Une saveur tellement délicieuse. Dans sa tête seul le martèlement de son coeur dans sa poitrine résonnait. Lutetia avait l'impression d'être au paradis. Ils se retrouvèrent rapidement tout nu. Bassin contre bassin, il se retient de protester. Un jeu, elle voulait jouer à un jeu ! Il ouvrit brièvement les yeux pour la contempler. Un éclair de malice y était surement passé. Ce baiser était tellement spéciale qu'il faillit la pénétrer. Mais il se retient en gémissant. Essoufflé ses mains glissaient sur la peau de Jessy. Ses mains malaxaient la taille de la jeune fille tandis qu'il lui lécher le ventre. De lente léchouille. Imprévisible. Il descendit plus pas, la tête entre les jambes de Jessy. Il la lécha encore. Très doucement. Il finit par remonter lentement. Il lui lécha le ventre. Arrivé à la hauteur de se sein, il lui lécha et mordit doucement le mamelon. L'une de ses mains griffait le drap tandis que l'autre était enlacé dans celle de Jessy. Haletant il lui souffla dans le cou, avant de lui faire un autre suçon. Il mordit doucement le lobe de son oreille puis l'embrassa. Lent et profond.
Lutetia la pénétra doucement. Il ressentait toujours une impression d'euphorie lors de ses moments là. A coups de grand coup de hanche, il pénétrait de plus en plus profond. Il le faisait lentement. A quoi bon se presser ? Il avait toute la nuit pour eux. Pas de peur de se faire surprendre. Lutetia gémissait et haletait. Il se figea essoufflé. Encore. Il éprouva la même sensation de bonheur que la dernière fois. Une sensation divine, qui le laissa encore plus épuisée qu'avant. Il se retira lentement, l'embrassant de temps en temps. Son souffle était court, pourtant il avait envie de recommencer. Recommencer malgré la douleur de ses cicatrices. Recommencer malgré son épuisement. Il l'embrassa longuement. Leurs langues s'enroulaient dans de délicieuse saveur. Lutetia gâta Jessy, ce soir là.
Il en voulait toujours plus. Après quelques longs et tendres baisers, il la pénétra de nouveau. Il voulait retrouver cette sensation de jouissance. Cette sensation que plus rien ne pouvait les atteindre. C'était comme une drogue. Lutetia l'embrassa pendant qu'il s'enfonçait. Ses coudes étaient juste au-dessus de ses épaules. Ses épaules si fines et si blanche. Lutetia gémit en donnant un coup de hanche plus fort. Il la voulait. Il la voulait, seulement pour lui seule ! Lutetia pensa tristement que, pendant cette année de séparation elle avait pu embrasser un autre. Caresser un autre. Recommencer avec un autre. Avec ce garçon aux yeux verts... Il l'oublia lui et tout les autres. Il n'y avait qu'eux deux en se moment de jouissance absolu. Il n'y avait qu'eux deux dans ce lit. Eux et seulement eux. Chaque baiser, chaque action agissait comme une drogue sur le garçon. Après un brutal sevrage, il retombait de nouveau accro. Accro à son goût, à ses lèvres, à son corps. Il la serra contre lui. Qu'importe, s'il avait de nouveau atteint ce point culminant. Ce point où il avait l'impression de ne faire plus qu'un avec lui. Il l'attira tellement proche de lui, que même une feuille n'aurait pas pu passer. Pourtant il ne s'était toujours pas retiré. Lutetia était essoufflé et haletant. De mince ruisseau de sueur traversait son dos recouvert de griffure.
Lutetia espérait qu'il y aurait une troisième fois cette nuit. Lentement, il se retira en haletant. Il ne cessa pas une seconde d'embrasser Jessy. Comme si, c'était elle lui qui fournissait l'air. Il frissonna et lui sursura à l'oreille après l'avoir légèrement mordu.


- Pas trop... Mal ?

Lutetia frotta de nouveau sa joue contre la sienne. Il en voulait encore le ressentir... Ses mains attiraient Jessy contre lui, les deux dans le bas de son dos. Ses yeux plongèrent pendant quelque seconde dans ceux de Jessy. Du plaisir. Une immense plaisir sans fin. Mais aussi une requête. Une requête invisible. Cette troisième fois, c'était à elle de décidait s'il elle la voulait ou pas. Pour Lutetia c'était simple, la première fois, il devait obligatoirement être d'accord tous les deux. La seconde c'était soit Jessy soit lui qui décidé de le faire ou pas. Et la troisième c'était celui qui n'avait pas fait. Les doigts enlaçaient dans ceux de Jessy, Lutetia attendait sa réponse...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 17:03

Il me serra cotre lui, alors que je retenais un grognement. Sa langue parcouru une bonne distance sur ma peau. Commençant pas mon ventre, mon entre jambe, ma poitrine, passant par les suçons qu'il m'offrait un peu partout. C'était effroyablement délicieux, j'étais comblée. Dans le fond, je m'en voulais légèrement de ne pas savoir comment le faire jouir ainsi. Concentre toi Jessy, ce n'est quand même pas si difficile. Trop tard, il s’enserra en moi alors que je poussais un long gémissement. Le plaisir se répandait dans chaque parcelle de mon corps. Je ne voulais pas que ça s'arrête. Jamais. A quoi pouvait-il bien penser, à ce moment précis ? A moi, à nous ? Je soupirai longuement, fermant lentement les yeux, pour le rouvrir aussitôt. Me mains sur ses hanches, je l'accompagnai à chaque coup de rein, le visage enfouit dans sa nuque. Les papillon volaient dans mon ventre, c'était horrible et délicieux à la fois. Je lui griffai doucement le dos, alors qu'il se retirait doucement. Je fus surprise quand il revint, amenant avec lui une vague de sensation plus parfaites les unes que les autres. Rien, rien ne nous obligerait à nous arrêter. Ni le manque d'eau, d'air, de sommeil. Nous retrouvions bien mieux, nous avions découvert bien mieux. Ses mordillements me faisaient décoller, dispersant des frissons de plaisir dans tout mon corps.

- Pas trop... Mal ?

J'ouvris les yeux. Son regard fievreux le trahissait, il en voulait encore. Un sourire étira mes lèvres, t ma main blanche lui caressa la joue. Il transpirait autant que moi. Des tremblements me prirent, tandis qu'une violente douleur habitait ma tête. Pas encore...Expirant un bon coup, lui l'embrassais dans le cou et m'assis dans le lit en déclarant, joueuse :

" Tu devras attendre que je me passe de l'eau sur la figure. "

Me penchant un peu en avant, je lui déposai le baiser le plus léger du monde, et partis à la salle de bain en sautillant, la mine heureuse. Mon air changea radicalement quand je poussais la porte, au cas où la même idée que moi le prendrait. Je levai les yeux vers le miroir, scrutant le reflet que j'avais pu longtemps détester. Est-ce que j'en avais vraiment besoin ? Un coup de vertige me fit comprendre que oui, alors que je m'appuyais au lavabo pour ne pas perdre l'équilibre. Tant pis. Sans réfléchir, j'avalai un autre comprimé, le remettant vite à sa place. Je sorti de la salle de bain, un sourire sur le visage. Sautant sur le lit telle une panthère, je me plaçais au dessus de lui, le regard joueur. Tu n'es pas le seul à pouvoir être dominant ici, pensai-je très fort, comme s'il pouvait m'entendre. Mais je ne lâchai rien de plus qu'un ronronnement, me baissant pour couvrir son ventre de baiser, de mordillement, de léchouilles. Il ne pouvait pas faire grand chose, j'étais à quatre patte au dessus de lui, mes jambes pliées le long de ses côtes. Je lui fis le premier suçon depuis le début. Aspirant sa peau, la recouvrant d'amour.

Nous avons continuer pendant ce qui me semblait être des siècles. Des siècles de bonheur illimité. Nous avons dormi longtemps aussi, enlacé dans notre sphère de vie parfaite. Absolument parfaite. Je me suis réveillée bien plus tard, ignorant l'heure. Quelqu'un toquait à la porte. Nous n'étions pas habillés ! Je bondis du lit après avec donné une légère tape sur l'épaule de Lutetia qui dormait encore. Je ne crois pas un jour m'être habillé si vite. J'ouvris, et découvris Keiji, appuyé sur le bord de la porte, un sac à la main. Il me le tendit en disant, un sourire aux lèvres :

" Je me suis dit que vous laisser mourir de faim n'aurait pas été cool. Oubliez pas de sortir pou continuer de vous nourrir, in. Même si j'imagine que ce doit être la dernière de vos préoccupation...." 

Son regard parcourut la chambre en bordel. Il n'était pas vexé, je pense que ça le faisait plus rire qu'autre chose. Pourtant, quelques chose m'interpellait. Il n'était pas là que pour nous apporter de quoi manger, ça n'avait pas de sens. Mon sang se glaça quand son regard dur se posa sur Lutetia. Il lui demanda, alors que je serrai les poings, me forçant de ne pas intervenir.

" Dis moi, toi. Où étais-tu pendant tout ce temps. Tu sais que tu l'as fait beaucoup souffrir au moins ? 

- Keiji ! "

Il ne détourna pas les yeux, ses yeux d'un vert acide. Je n'aimais pas les voir comme ça. Le connaissant, il ne partira pas tant que Lutetia n'aura pas donné de réponse valable. Il fallait prier pour que tout ça ne se finissent pas en bagarre...

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Lutetia Koneko le Lun 14 Oct - 18:33

Lutetia frissonna. C'était si bon ! Tellement meilleur ! Il émit un son qui se rapprochait plus d'un ronronnement de plaisir quand elle l'embrassa dans le cou. Tout son être tremblait. Il aurait tellement voulu que ça puisse continuer éternellement. Sa main passait dans ses longs cheveux noirs, quand elle lui déposa un léger baisers et s'en alla dans la salle de bain.

" Tu devras attendre que je me passe de l'eau sur la figure. "

Il ne put s'empêcher de rire doucement. Un frison de bonheur le parcourut. Enfin ! Enfin, son pauvre petit coeur se réchauffait. Après une telle année... Il se fichait que ses cicatrices le fassent souffrir. Il se fichait que son père pouvait s'inquiéter. Seulement Jessy. Soudain ses mains se mirent à trembler. Lutetia grimaça et se força à respirer lentement. C'était à cause des poisons. Son père lui en avait tellement fait boire, que son corps était devenu accro. Qu'il réclamait cette dose de souffrance. Heureusement, il réussit à la calmer avant le retour de Jessy. Il l’accueillit avec un grand sourire. Jamais il n'avait été si heureux de voir quelqu'un. Il gémit doucement, en sentant ces baisers sur son ventre. Son corps était parcouru de frisson, chaque mouvement. Sa peau contre la sienne. Sa langue contre son ventre. Chaque mouvement lui donnait des frissons incroyable. Un plaisir sans fin. Il gémit quand elle lui fit un suçon. C'était si bon !

Et ils recommencèrent. Lutetia était si heureux. Plus rien n'existait. A part eux deux. Cette nuit lui sembla durée une éternité. Une éternité de bonheur absolu. Une éternité sans ce soucier de rien, à part de l'autre. Chacun des gestes étaient faits pour donner du bonheur à l'autre. Lutetia n'avait jamais aussi bien dormit depuis un an. Aucun cauchemars, aucun rêve. Juste la sensation de sa peau contre la sienne. Juste sa peau si douce contre... Lutetia se redressa brutalement en sentant la douleur l'irradiait. Maudites cicatrices ! Il tourna la tête vers Jessy et comprit. Il s'habilla rapidement. Il paniqua en cherchant sa chemise. Ils avaient légèrement, mais alors trèèès légèrement, mit la chambre en bordel. Il était habitué à s'habiller rapidement. Il essaya de ne pas penser à cette raison. Il trouva la chemise. Il eut juste le temps de s'asseoir dos vers la porte et de l'enfiler à la quatrième vitesse qu'une voix se fit entendre.

" Je me suis dit que vous laisser mourir de faim n'aurait pas été cool. Oubliez pas de sortir pou continuer de vous nourrir, in. Même si j'imagine que ce doit être la dernière de vos préoccupation...."


Lutetia ne se retourna même pas pour savoir qui s'était. C'était la voix du type aux yeux verts. L'ex voleur n'arriva pas à retenir une moue boudeuse. Il n'aurait pas pu venir plus tard  ? Quand le soleil serait plus haut dans le ciel ? Il finit rapidement de boutonner le lit, puis avança vers Jessy tout en restant sur le lit. Il ignora royalement le nouveau venu. Il tendit la main et piocha dans le sac, et en sortit un croissant alors qu'il reprit la parole.

" Dis moi, toi. Où étais-tu pendant tout ce temps. Tu sais que tu l'as fait beaucoup souffrir au moins ? 

- Keiji ! "


Lutetia se figea. Son regard glacé tomba sur le croissant. Cette infâme viennoiserie, qu'il n'avait fait que manger, depuis un an. Il retient une envie croissante (Mauvais jeu de mot >.<) de le lui balancer à la figure. Il le laissa retomber dans le sac, et prit un pain au lait. Il prit tout son temps pour le sortir du sac. Lutetia n'avait absolument aucune envie de lui répondre. Son regard, devenu dur et froid, s'arrêta sur celui que Jessy avait appelé Keiji. Il eut quelques secondes de flottement, où son regard devient vide, passa par la tristesse puis se glaça à nouveau. Un sourire supérieur se glissa sur son visage et il toisa Keiji. Même s'il était encore assit sur le lit il s'en fichait d'être plus petit.

- Et alors ? Sa voix était froide. Qu'est-ce que ça peut te faire de l'endroit où j'étais ? Tu étais là pourtant... N'est-ce pas le rôle d'un petit ami de faire souffrir le moins sa partenaire ? Si tu étais réellement ce que tu prétends être, tu aurais réussi à me faire oublier. ça veut simplement dire, ce que ça veut dire. Tu es un incapable.

Lutetia le toisait froidement. Il n'aimait pas qu'on se mêle de sa vie. Il fronça légèrement le nez. Sa promesse lui revenait. Il détourna la tête et son regard, triste, s'enfuit dans un coin de la pièce. Pourquoi leur avait-il promit ça ? Ses cicatrices le brûlaient plus que tout. Il se souvient ce que Keiji avait fait. Il marmonna un merci à son intention. C'était stupide... D'abord il le démontait et après le remerciait. Il se leva du lit, et embrassa légèrement Jessy. Il s'approcha de la porte et posa sa main sur l'épaule de Keiji.


- De toute façon, il me reste encore quelque truc à régler... Tu peux en prendre soin s'il te plais ? J'espère franchement qu'on se reverra.

Et comme un voleur il sortit. Jamais, il n'avait disparu si vite. Jamais il n'avait autant eu l'impression, qu'une phrase sonnait comme un adieu. Lutetia traversa la ville en courant. Chaque seconde qui le séparait de Jessy était un calvaire. Mais il ne pouvait pas faire autrement. Il leur avait promit... Il ignorait combien de temps il lui avait fallu pour rejoindre leur maison, hors de la ville. Mais il était essoufflé. Jessy avait déjà dût le maudire de tous les noms qui lui passaient par la tête. Cette pensée, lui arracha un sourire triste. Il fallait que ça fonctionne. Il rassembla tout son courage et frappa à la porte, en priant pour qu'ils soient là. Il n'aurait plus jamais le courage de le faire sinon. C'est Yulia qui ouvrit. Elle laissa échapper un cri surprise et serra son fils dans ses bras. Elle serra plus fort le bras carbonisé et posa sa tête sur l'épaule. Lutetia serra les dents pour ne pas pleurer. ça faisait tellement mal ! Un vent de paniqua le secoua, et s'ils ne voulaient pas. Il baissa la tête lorsqu'il croisa le regard froid et dur de Jillian. Sa mère voulu le faire entrer, mais il refusa. Son père s'approcha et voulu le faire entrer de force. Lutetia secoua la tête en résistant de toute ses forces. S'il passait le pas de cette porte, il n'aurait plus le courage. Il se retrouverait enfermé. Loin de Jessy... Il frissonna quand l'ordre claqua.


- Lute, entre !

Lutetia sentit son courage fléchir. Plié par la volonté, de son père. Ses mains serrèrent le bras de Jillian. Il osa redresser la tête. Les larmes aux bords de ses yeux. La lèvre tremblante, il réussit à dire.


- S'il te plais papa... S'il te plais, laisse moi partir... Laisse moi, rester avec elle...

La gifle partie toute seule. Jillian le rattrapa par le col avant qu'il ne tombe. Il le souleva alors que Lutetia était agité de sanglot. Ses pieds quittèrent le sol, mais ses mains ne le lâchèrent pas. Il continuait de lui demander en sanglotant. Il continuait de l'observer. Jillian serra les dents. Pourquoi ? Pourquoi cette fille venait toujours tout gâcher ! Il sentait grandir cette haine. Cette haine pour cette fille de cheffe. Pour cette fille qui avait osé séduire son garçon. Il le lâcha soudain. Dégoûté. Son odeur était présente partout. Il serrait et desserrait les main. Il voulait le frapper. Le frapper parce qu'il osait revenir sur sa promesse ! Le frapper parce qu'il avait Encore désobéit ! Pourtant... Pourtant, ses grands yeux bleus, remplis de larmes sincères, l'en empêchait. La main de Yulia se posa lentement sur son bras. Jillian quitta des yeux Lutetia pour se plonger dans celui de sa femme. Ils étaient aussi remplis de tristesse, presque autant que les siens. Elle voulait le laisser partir. Pourquoi ? Pourquoi ? Jillian ne savait plus quoi faire. Suivre la direction de sa femme et le laisser. Ou le garder avec lui en ayant un fantôme. La gorge serrée, il s'accroupit près de Lutetia. Sa main cicatrisée, se posa sur la joue qu'il avait frappé quelques minutes plus tôt. Il avait pensé que plus jamais il ne sentirait cette tristesse. Mais il avait complètement faux.


- Lutetia... Tu. Tu nous l'avais promis...
- Je... Je suis désolé, mais... Mais...

Sa main remonta et lui ébouriffa les cheveux. Lutetia voulait partir plus que tout. Jillian se redressa et soupira. Sa main passa dans ses propres cheveux. Il ne voulait plus voir ce visage inonder de larme... Il sortit un paquet de cigarette de sa poche, en prit une, le remit et l'alluma. La fumée lui mit légèrement les idées en place. Il pouvait entendre Yulia, murmurer des chose à Lutetia. Surement essayait-elle de le consoler sur le choix qu'il ferrait. Il souffla énervé. Sa main se porta à sa bouche et il enleva la cigarette, pour dire.


- Dégage avant que je ne change d'avis...

Il entendit un légère cri de joie dans son dos. Il ne voulait pas le voir partir. Il sortit lentement du hall s'en jeter un coup d'oeil à son fils. Pourtant il s'arrêta, se retourna légèrement en entendant Yulia lui dire.


- Tu as intérêt à revenir pour ton anniversaire... Ou au moins une fois dans l'année.

Jillian cligna des yeux, et ne put empêcher un léger sourire d'apparaître. Il n'entendit pas la réponse de Lutetia, mais il sut qu'il était sortit quand la porte se referma doucement...

Lutetia courrait à en perdre haleine. Il avait cru avoir perdu. Mais non. Ses cicatrices le brûlaient peut-être. Sa joue était peut-être brûlante et rouge, mais il s'en fichait. Il s'en fichait car il pouvait être avec Jessy. Jamais plus il ne la quitterait. Il eut l'impression que le trajet fut beaucoup moins long. Il avait l'impression de voler. Il passa sans un bruit les portes du château. Il ignora les fonctionnaires. Il ignora le regard des gardes. Jessy était là. De dos. Elle parlait avec ce garçon aux yeux verts, comment encore ? Keiji. A pas de loup il s'approcha d'elle. Ses mains se placèrent devant ses yeux rouges, et il lui souffla dans le cou. Il l'embrassa doucement et lui murmura.


- Devine qui c'est...

Il entendit le rire du garçon, et ne put s'empêcher de sourire quand il dit.


- Faudrait savoir... Tu lui voles son coeur ou tu le lui rends.

Il l'embrassa une nouvelle fois son cou, et lui répondit.

- Je suis un voleur. Je fais ce que je veux !

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Re: Vivante... Tu es vivante... [Ft. Jessy)

Message  Jessy Hyou le Lun 14 Oct - 19:21

Les deux garçons se défiaient du regard. Je ne voulais pas avoir à décider de ça. Keiji le savait. Quoi qu'il arrive, ce serait toujours lui. Même quand nous étions ensemble, Je n'avais jamais cessé de l'aimais. Pourtant, jamais je ne voudrais qu'il se reproche de ne pas m'avoir assez comblé. Je le repoussais presque inconsciemment. Mais c'était du passé, cela n'avait plus d'importance. Mon sang ne fit qu'un tour quand Lutetia lui répondit sèchement :

- Et alors ? Qu'est-ce que ça peut te faire de l'endroit où j'étais ? Tu étais là pourtant... N'est-ce pas le rôle d'un petit ami de faire souffrir le moins sa partenaire ? Si tu étais réellement ce que tu prétends être, tu aurais réussi à me faire oublier. ça veut simplement dire, ce que ça veut dire. Tu es un incapable.

Arrête...Nous savons tous que tu gagneras à ce jeu là. Tu as toujours gagné. Voleur, joueur, tricheur. Ne nous mets pas à l'épreuve une fois de plus. Je baissais les yeux, ne sachant trop quoi dire. Peut-être que si il n'était pas parti, ça aurait été différent. Il ne pouvait rien reprocher à Keiji, il avait été le seul présent quand il était loin, disparu on ne sait plus où. Je sentis les douces lèvres de Lutetia se poser sur les miennes. J'aurai voulu avoir la force de tourner la tête, lui faire comprendre qu'il ne devait pas l'agresser de cette manière. Mais je ne fis rien, savourant le contact froid et doux. Il posa la main sur l'épaule du garçon aux yeux vert, et dit, sans même me regarder :

- De toute façon, il me reste encore quelque truc à régler... Tu peux en prendre soin s'il te plais ? J'espère franchement qu'on se reverra.

Une douleur me prit au ventre quand il disparut. C'était comme ce fameux jour où je m'étais réveillé sans lui, comme si il allait là où il ne pourrait revenir. Là où l'enfer recommencera pour nous. Ce n'était pas le cas, il fallait que je comprenne que tout ça était fini. Terminé. Les mains tremblante, je refermais la porte, voyant que Keiji s'était assis sur le lit. Il semblait un peu fatigué de toute cette histoire, je le comprenais. Il ne me laisserait jamais tombé, j'en étais persuadée. Pas après ça. M'aimait-il toujours ? J'espérais que non, je ne voulais pas qu'il souffre. Ses yeux verts croisèrent les miens, et nous restions un moment comme ça, à nous regarder. Dans le silence le plus complet. Il finit par dire tout en se passant une main dans les cheveux :

" C'est un garçon plein de malice. Tu en verras de toute les couleurs avec lui. "

Je ne répondis rien. Je savais qu'il essayerai de me faire revenir vers lui. Les yeux rivés aux sol, mes bras était complètement collés au mur. Je n'étais pas faite pour avoir une relation simple, où tout se passait bien. J'avais enfin vu la différence. Avec Lutetia, c'était comme une immense aventure, dont on ne voyait jamais le bout. Avec lui je me sentais vivante. Plus vivante que je ne l'avais jamais été.
Je souris tristement, entendant le lit grincer. Keiji s'avança vers moi, mais je ne relevai pas la tête quand il posa sa main sur ma joue. Ce fut lui qui me releva la tête, ses yeux étaient emplis de tristesse. Il se pencha très près de mes lèvres, et je dus tourner brusquement la tête pour ne pas que celles-ci se touchent. Je n'osai pas le regarder. Je n'osais pas me confronter à son regard. Pourtant, quand mes yeux se posèrent sur son visage, il était souriant. A quoi jouait-il exactement ? Je le dévisageai, la mine perdue. Son ton espiègle me rassura un peu. Je ne voulait pas le vexer.

" Oh moins tu sais ce que tu veux. J'espère qu'il pendra bien soin de toi, mieux que moi en tout cas. "

Il me fit un clin d'oeil. Je ne savais pas quoi dire. Alors je sourie. Un sourire d'enfant, innocent d'un tas de chose. Pourtant ce n'étais pas le cas. Je n'étais plus l'innocente que j'avais voulu être durant tant de temps. Je voulais voir les choses. Savoir. Que faisait Lutetia en ce moment ? Allait-il revenir bientôt ? Mon regard se posa sur la fenêtre. Il faisait beau dehors, le ciel était turquoise, l'air clair et pur. Tout devient noir soudainement, et une étrange chaleur se répandit dans mon corps. La seule voix que j'avais vraiment envie d'entendre me murmura :

- Devine qui c'est...

Un étrange sourire apparut sur mon visage. Je me retournai, l'obligeant à me laisser voir quelques chose. Keiji s'était mis à rire, pendant que Lutetia parsemait mon cou de baisers. 

- Faudrait savoir... Tu lui voles son coeur ou tu le lui rends.
- Je suis un voleur. Je fais ce que je veux !


Non, Lutetia. Tu es mon voleur. Celui qui détient mon coeur depuis le premier jour. Depuis que ces yeux se sont posé sur moi. Je t'aime, je t'aime. Pendue à son cou, je le contemplai. Ce garçon magnifique que je ne rendrais pour rien au monde. Me soulevant sur la pointe des pieds, je l'embrassais lentement. Passionnément.  
Tu ne m'as pas offert un simple amour, un simple bonheur. Tu m'as offert une nouvelle vie. Et pour ça je ne pourrai jamais assez t'aimer. Lutetia...

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