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Les jours passent, la douleur demeure immense. [Solo]

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Les jours passent, la douleur demeure immense. [Solo]

Message  Jessy Hyou le Lun 30 Juin - 5:25

~ 26 Février. 15 jours après la séparation. ~


Les yeux entrouverts, le souffle court, je passai une main dans mes cheveux avec une lenteur atroce. Alice avait finalement arrêter de donner des coups désespérés contre la porte de la salle de bain, mais il n'était toujours pas parti. Non, je pouvais sentir sa présence. Et ça me tuait. Ce lien indescriptible que j'ai avec mon frère me tuait. Je ferai n'importe quoi pour pouvoir m'enfuir, trouver un échappatoire. Mais j'avais l'impression que plus j'essayais de me débattre, plus les griffes d'Alice se resserraient sur moi. J’étouffai un nouveau sanglot en essuyant mon visage baignant de larmes. Chi était allongé dans un coin de la pièce, elle ne disait rien. C'était inutile. Alice frappa une nouvelle fois et me pris la tête dans les mains en bafouillant de façon presque inaudible.

" Lu..Lute.."

Ma voix s'étrangla et de grosses larmes roulèrent sur mes joues pâles. La voix de mon frère me fit sursauter.

" Jessy sort de cette salle de bain pour l'amour du ciel ! Il faut que tu manges ! "

Je baissais un regard douloureux sur mon ventre recouvert d'eau froide. On pouvait dessiner chaque os au marqueur, tellement j'avais maigris. Je me laissais glisser plus profondément dans l'eau, jusqu'à ce qu'elle recouvre toute ma bouche. Je ne voulais ni manger, ni sortir, ni voir personne. Alors qu'on me fiche la paix ! Mes doigts se refermèrent sur ma jambes affreusement maigre, laissant ds traces de griffures sur toute une partie de la peau. Je devais arrêter de faire ça, ou j'allais finir par saigner. Et puis quoi ? C'est parce que tu saignes des jambes qu'il va revenir ? Je me mordis la lèvre, tellement fort qu'un goût de fer envahit ma bouche. Et cette douleur...Cette douleur que j'avais dans le ventre était insupportable. Mon dieu, mais faites qu'elle s'arrête, me soufflai-je tout en me retournant sur le côté. Je toussotais quand un peu d'eau s'infiltra dans mon nez. Alice était toujours près de la porte, à croire qu'il n'avait rien de mieux à faire. De toute manière, j'étais décidée à ne pas sortir. J'appuyais mon menton conter le bord de la baignoire, toisant le sol de la salle de bain recouvert de paquet de cachets vides. Je n'avais pas à m'en faire, il me restais au moins deux paquets dans la petite armoire blanche. 

Je devrais peut être essayer de prendre de l'alcool avec, ça arrangerait bien les choses. Je fermai brusquement les yeux et couvris mes oreilles de mes mains. Ses paroles n'arrêtaient pas de résonner dans ma tête, j'avais l'impression de devenir folle. Celui pour qui j'avais pris des médicaments à en crever. Faites que ça s'arrête... Je me remis à sangloter, tendant lentement le bras vers le lavabo pour saisir une nouvelle plaquette. Je lâchai un jurons lorsqu'elle me glissa des mains et atterrit sur le carrelage. Et comme si cette plaquette représentait toute ma vie, je gémis douloureusement en pleurant de plus belle...



Je me réveillai en sursautant, prise de violents frissons. Mais quelle heure était il ? Il faisait noir, je ne voyais presque rien. Je fus soulagée en trouvant finalement l’interrupteur, alors que la pièce s’inondait d'une lumière froide. Le réveil indiquait une heure de matin. L'eau était glacée, j'avais l'impression d'avoir été congelée. J'éternuais plusieurs fois avant de me décider à me lever, et d'enjamber le rebord. De nouveaux frissons me secouèrent en touchant le carrelage qui devait être plus froid que la banquise elle même. Jetant un regard plein de dégoût au grand miroir qui faisait le coin, je préférais ne pas m’éterniser. Mon simple reflet m’écœurait. J'attrapai une serviette et m'enroulai dedans, je n'aimais pas du tout cette pièce la nuit, elle faisait froid dans le dos.

Mon cœur se serra quand j'ouvris la porte. Alice s'était endormi, assis au coin du mur tout près de la porte. Je souris tristement en passant une jambe au dessus de lui pour passer sans l'écraser. Il était plus attachant comme ça. Je le haïssais, mais il restait mon frère. Je n'avais pas envie d'y penser maintenant, je grelottais de partout. Chi tremblait comme une feuille, endormir dans un coin de la pièce. Sur la pointe des pieds, je me dirigeais jusqu'à mon grand lit et me glissai sous les draps, pour m'endormir presque instantanément...

Je ne fis aucun doux rêves cette nuit là, plutôt, comme à ma récente habitude, des cauchemars atroces. Je me souviens m'être réveillé en hurlant, tirant Alice de son sommeil par la suite. Et même si j'avais horreur de ça, j'étais tellement apeurée et désespéré que je l'avais laissé se glisse près de moi et me serrer dans ses bras jusqu'à ce que je me rendorme. Dans mon état normal, je l'aurais giflé. Mais j'étais tellement vulnérable et endormie que je n'avais pas eu la force de résister. Et le pire, ce pour quoi je me détestais, c'est que je me sentais mieux dans les bras d'Alice que dans les bras de quiconque autre. Une sorte de Chimie. Mais j'aurai préféré mourir que de l'admettre. Et puis je n'y pouvais rien, nous étions nés pour être ensembles. Cette apaisement semblait artificiel. Je rêvais d'un garçon aux cheveux d'ors et aux yeux de glaces. Il me manquait atrocement, j'avais l'impression de pouvoir encore sentir ses doigts sur ma peau, ses lèvres sur les miennes, et ce goût...Il était encore dans ma bouche. Je ne t'aime pas Lutetia...mon cœur se serra si douloureusement, suivit par tous les muscles de mon corps, c'était si désagréable que j'aurais préféré que l'on m'achève.

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Re: Les jours passent, la douleur demeure immense. [Solo]

Message  Jessy Hyou le Mer 9 Juil - 4:22

~ 13 mars. 1 mois après la séparation. ~

Il était juste là, près de moi, sa main caressant la mienne et le regard doux comme celui d'un enfant. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire, et il glissa sa paume libre sur ma joue rose. Je ne pouvais m'empêcher de trembler, mon corps tout entier était agité de violents frissons. J'entrouvris la bouche, mais aucun son n'en sorti. Je réessayai, en vain, une boule énorme se formait peu à peu dans ma gorge, et je l'enserrai de mes main, tentant de respirer normalement. Puis tout devient noir, une fois de plus. L'air me manquait, et il disparut soudainement. J'essayai d'hurler, son nom, tout ce qui me restait de lui, mais il n'en sortait rien d'autre que des larmes. Je me laissais tomber, le visage entres mes mains. Ne me laisses pas toute seule. J'ai peur, tellement peur...

" Jessy ! Jessy réveille toi ! "

J'ouvris brusquement les yeux, alors qu'Alice me secouait comme un prunier. Depuis quand était-il là, à genoux sur mon lit ?

" Mon dieu...je t'entends hurler depuis ma chambre.."

Avant que je n'eu le temps de régir, il m'avait enlacé de ses bras, son visage contre ma nuque. Son souffle me calmait, j'entendais son cœur battre à ce rythme abominable. Je savais qu'il était inquiet pour moi, mais là, je n'étais pas en mesure de faire quoi que ce soit. Mon ventre tremblait, ma gorge était serrée. Chaque inspiration me donnait l'impression qu'on m'enfonçait des couteaux dans les flancs. J'étouffai un nouveau sanglot, alors qu'il me caressait les cheveux, doucement, régulièrement. Ces cheveux, qui tombait jusqu'à toucher le matelas. Ils étaient longs, comme ils l'avaient toujours été. Comme s'il n'avait jamais existé. Je me mordis la lèvre, déglutissant toujours pour éviter de craquer. Mais mon frère pouvais sentir chacune de mes émotions, j'hésitais même à dire qu'il devinait parfois certaines de mes pensées. Sans cesser de serrer ma lèvre, je saisis un morceau de la chemise d'Alice et la serrait très fort, tout en appuyant mon front contre son torse à moitié nu. J'ai peur...mais de quoi ? De nouveau un sanglot, et les larmes coulant à flot. Un cachet, je voulais un cachet. Mais Alice ne me lâchait pas, et je sentais soudain comme une vague de tristesse et d'angoisse qui me serrait l'estomac. Alice. Je me reculai un instant, mes mains se serrant sur ses épaules. Ce que je vis me fit hoqueter de surprise.

Mon frère avait des larmes aux yeux, je n'avais jamais vu ça. Depuis quand acceptait-il de m'avouer une telle faiblesse ? Je pouvais bien parler, j'étais pathétique. Mon cœur se retourna, ma tête entière bouillonnait. On aurait dit que j'étais remuée toute entière, encore plus qu'avant. Qu'est ce que c'était ?

" Tu le sens, toi aussi ? "

Une de mes mains glissa jusqu'à moi, et se posa sur ma poitrine. Mon cœur battait trop vite, tout ça n'avait pas le moindre sens. Je sentais son malaise jusque dans mon âme. Mon âme ? Mais depuis quand en avais-je une ? Il avait tout emporté avec lui. Les sanglots d'Alice me troublèrent tellement que je faillis refondre en larmes à mon tour. Ma respiration était saccadée. Ressentait-il ça, lui aussi, quand j'allais mal ?

" Ce n'est pas moi qui ait voulu ça. Combien de temps me le feras-tu encore payer ?"
Ses mots étaient comme des flèches qui m'arrivèrent droit dans le ventre. Il se noua, et je cru que j'allais vomir. Non, par pitié, arrête de me regarder avec autant de tristesse. Je le détestai, oui, je le détestai ! J'étais incapable de le regarder dans les yeux en affirmant cette pensée. Ma tête me faisait mal, je n'arrivai pas à penser de façon normale. Cachet, je veux un cachet. Je me laissai glisser du lit et rampai jusqu'à la salle de bain, vérifiant à deux reprises que mon frangin avait toujours la tête enfouie dans un oreiller. Quand je l'avalai enfin, j'avais l'impression de redécouvrir comment respirer. C'était une sensation merveilleuse, et je fus vite tentée d'en reprendre un deuxième. Je laissai la boîte sur le lavabo, et titubai jusqu'à mon lit. Mes paupières se fermaient toute seule. Je sentis qu'Alice m'attira contre lui, et que je me sentis bien. Mais après, il ne restait rien d'autre qu'un profond trou noir.

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Re: Les jours passent, la douleur demeure immense. [Solo]

Message  Jessy Hyou le Sam 19 Juil - 0:57

~ 28 mars. 1 moi et 15 jours après la séparation. ~

C'est un regard chargé de dégoût que je baissai sur mon assiette richement garnie. Comment déjà était-il parvenu à me sortir de cette chambre ? Ah oui, je m'étais endormie sur ses genoux. Une grimace se dessina sur on visage à ce souvenir peu plaisant. Il en avait profité pour me traîner jusqu'à de la nourriture. Mes yeux parcouraient les aliments sans grand enthousiasme, ça devait bien faire deux semaines que je n'avais pas prit de vrai repas. Pourquoi commencerai-je maintenant ? Je me levai lentement, m'appuyant contre la table pour ne pas tomber par terre. J'étais vraiment vide de forces. Une main se posa sur mon épaule, et je n'eu même pas besoin de me tourner pour savoir qu'il s'agissait de celle de mon frère. Il n'eut besoin d'appuyer que légèrement pour que je cède et retombe sur ma chaise. Je soupirai, de toute évidence, il ne me laisserait pas bouger tant que je n'avais pas un peu manger. 

Je posai un coude sur la table et appuyai ma tête dans main. J'avais envie de retourner me coucher, pourquoi m'embêtait-il maintenant...D'ailleurs quelle heure était-il ? Il faisait jour, mais je n'en avais pas la moindre idée. Alice tira la chaise le plus proche et s'assit calmement, passant une jambe par dessus l'autre. J'arquai un sourcil, c'était les filles qui s'asseyaient comme ça. Oh, et puis je n'en avais rien à faire. Il prit ma fourchette, lentement, et piqua un morceau de viande. Je faillis rire en voyant qu'elle était déjà découpée. J'avais l'impression d'être une gamine. C'est ça, une grande gamine. Je ne réagis pas lorsqu'il l'approcha de ma bouche, surement dans l'espoir que je l'ouvre. Tu peux crever, pensai-je si fort qu'il aurait presque pu l'entendre.

" Tu ne fais pas beaucoup d'effort. "

Cette fois était la fois de trop, je lui ris au nez. Mais c'était un rire douloureux, plein d'amertume. J'avais déjà pris un cachet tout à l'heure, alors il pouvait me séquestrer à cette table si bon lui semblait, j'avais de la marge et j'étais plutôt patiente. Je fronçai les sourcil lorsque mon ventre émit un gargouillement titanesque. Je ne savais pas si mon frère était amusé ou désespéré. Moi j'étais gênée. Bon, juste un petit. Non. Pourquoi manger ? Et puis si j'arrête de manger ça changera quoi ? Non, je n'étais pas d'humeur. Mais j'avais tellement faim...Je continuai de me battre avec ma conscience, alors qu'Alice tenait toujours la fourchette en l'air, comme un abruti. Ça n'avait pourtant pas l'air de le déranger. 

" Si tu ne te décides pas bientôt, je vais avoir une crampe. "

Me décider ? Parce que j'avais le choix ? Et puis ce n'était pas comme si la santé de mon frère m'importait. Un peu. Juste un peu. Mon corps l'emporta finalement sur ma raison, et j'ouvris lentement la bouche, pour prendre la morceau de viande. Un sourire satisfait étira les lèvres d'Alice, et j'eu envie de le frapper pour qu'il le ravale. J'étais certaine que monsieur s'amusait beaucoup, ça m'énervait. Il repiqua une nouvelle fois, mais je détournai la tête. Il afficha une moue boudeuse, mais restait là, je bras tendu, pendant cinq bonne minutes. J'étais pire que ça, une gamine capricieuse. Après tout si ça l'énervait il n'avait qu'à laisser tomber, c'était lui qui avait décidé d'être si obstiné. Ça avait de toute façon toujours été comme ça. Il finit par soupirer bruyamment et laissa tomber la fourchette dans l'assiette. Le bruit m'agressa les oreilles, mais je restais de marbre, tripotant la chemise blanche que je devais porter depuis au moins une semaine. C'était sa chemise. Je devrais peut être la brûler. Hun, j'en était de toute évidence incapable. Alice déclara en se levant. Cette fois il avait l'air agacé.

" Bon, si tu m'obliges à en arriver là très bien. "

Je le suivis du regard, qu'est ce qu'il allait encore bien pouvoir inventer. Il se pencha près de moi et me boucha le nez d'une main, en approchant de nouveau la fourchette de ma bouche. Je lâchai un petit cri de surprise. Non mais qu'est ce qui lui prenait ? Je le poussai avec mon bras en reculant comme je pouvais. 

" Non mais à quoi tu joues ! Tu me tapes sur les nerfs, je suis pas une gosse. "

Je lui lançais un regard froid. Il me dévisagea avec surprise, puis avec agacement. Il l'avait chercher. Il me répliqua, acerbe, alors que je me levai.

" Oui, t'es qu'une gosse Jessy. Regarde toi, tu tiens a peine debout. Tu ne fournis plus aucun travaille, je m'occupe de tout, tout seul et toi-
-Oui, moi quoi ? Je me tournai vers lui, pleine de colère. JE me suis occupée de TOUT Toute Seule pendant des années ! Pendant que tu étais où, toi ? Je ris sèchement. Et bien ça, on en sait rien. "

Il sembla un instant choqué. Mais il ne lui fut pas longtemps pour revenir à la charge.

" De toute évidence, je n'étais pas en train de me défoncer comme un drogué en attendant la mort. "

Mon cœur rata plusieurs battement. Il l'avait dit de manière si calme, si directe, sans le moindre doute. Mais la douleur, elle, était bien présente, vive. Elle me consumait.

" Mais moi je ne te laisserai pas mourir Jessy. Que ça te plaise ou non. "

Je voulus me lever, folle de rage, pour lui coller une droite. Et il n'en méritait pas qu'une. Comment il avait pu le dire. Le dire de cette façon. Je faillis lui cracher au visage mais il lâcha une fois de plus la fourchette, et quitta la pièce sans se retourner. Moi je restai là, les larmes aux yeux, le regard rivé sur mes mains crispées sur mes genoux. Seule, oh, terriblement seule...

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Re: Les jours passent, la douleur demeure immense. [Solo]

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